<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Posts on Carnets de notes</title><link>https://jduquesne.com/post/</link><description>Recent content in Posts on Carnets de notes</description><generator>Hugo -- gohugo.io</generator><language>fr-fr</language><managingEditor>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</managingEditor><webMaster>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</webMaster><lastBuildDate>Sat, 04 Apr 2026 18:20:01 +0800</lastBuildDate><atom:link href="https://jduquesne.com/post/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>Malay Setches</title><link>https://jduquesne.com/post/2026-livre-malay-setches/</link><pubDate>Sat, 04 Apr 2026 18:20:01 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2026-livre-malay-setches/</guid><description>&lt;p>Ma critique du livre &lt;em>Malay Sketches&lt;/em> publiée sur &lt;a href="https://www.goodreads.com/review/show/8372237214">GoodReads&lt;/a>. Vu que j&amp;rsquo;ai lu le livre en anglais, la revue est en anglais.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>Once a label of colonial taxonomy, &lt;em>Malay Sketches&lt;/em> becomes in Sa&amp;rsquo;at&amp;rsquo;s hands an act of reclamation. His 48 vignettes chip away at the old impulse to flatten a people into a manageable form, with scenes where Malay lives refuse to sit still: defiant girls, uneasy interfaith romance, myth brushing against modernity. Not every sketch cuts equally deep, but the cumulative effect is prismatic, exposing the colonial taxonomies that carved the Malay Peninsula into legible types and never quite let go.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Macron–Obama, mêmes combats</title><link>https://jduquesne.com/post/2026-macron-obama/</link><pubDate>Sat, 07 Mar 2026 22:01:11 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2026-macron-obama/</guid><description>&lt;p>Emmanuel Macron et Barack Obama présentent des trajectoires politiques étonnamment similaires.&lt;/p>
&lt;p>Même jeunesse relative au moment d’arriver au pouvoir. Même aisance intellectuelle. Même conviction qu’il est possible de dépasser les vieux clivages politiques. Obama rêvait d’une Amérique libérée de ses divisions partisanes. Macron a tenté le fameux « en même temps ».&lt;/p>
&lt;p>Leurs premières candidatures ont suscité de véritables vagues d’espoir (Hope) avec l’impression qu’une nouvelle génération pouvait renouveler la politique et sortir de l’impasse des vieux partis.&lt;/p>
&lt;p>Tous deux ont parié sur un centre réformiste et pragmatique, convaincus qu’une politique raisonnée pourrait concilier efficacité économique et cohésion sociale.&lt;/p>
&lt;p>Le début de leurs mandats a aussi été marqué par de grandes réformes qui ont brûlé une part importante de leur capital politique. Obama avec le plan de relance économique et l’Affordable Care Act. Macron avec ses premières réformes du travail, de la fiscalité, et ses réflexions sur les retraites. Des mois de négociations et de compromis pour un résultat typique du centre : assez ambitieux pour susciter l’opposition, mais trop mesuré pour enthousiasmer quiconque. Ces batailles ont laissé des traces et installé un climat de confrontation qui marquera la suite.&lt;/p>
&lt;p>Puis les crises se sont enchaînées. Obama arrive au pouvoir en pleine crise financière, avant de devoir gérer les répercussions du Printemps arabe et une opposition républicaine radicalisée par le Tea Party. Macron affronte successivement les Gilets jaunes, la pandémie puis la guerre en Ukraine. Dans ces conditions, gouverner consiste souvent moins à transformer qu’à éviter que les secousses ne deviennent des séismes.&lt;/p>
&lt;p>Les deux hommes partagent aussi un trait qui ne leur facilite pas la tâche : une certaine distance. Leur intelligence et leur maîtrise des dossiers peuvent donner l’image d’un pouvoir jupitérien, plus à l’aise dans l’explication que dans l’empathie. Dans ces périodes de tension sociale, cette posture nourrit vite le reproche d’arrogance.&lt;/p>
&lt;p>Pendant ce temps, d&amp;rsquo;autres mouvements s’installaient. De plus en plus d’électeurs ne cherchaient plus seulement des politiques publiques efficaces. Ils voulaient être reconnus, compris, ou au moins entendus dans leur malaise. Dans ce climat, un pouvoir perçu comme distant alimente facilement frustrations et ressentiments. Les solutions populistes — simples, lisibles et présentées sans compromis — deviennent mécaniquement plus séduisantes.&lt;/p>
&lt;p>Dans les deux cas, le président devient le réceptacle de toutes les frustrations. Aux États-Unis, Obama a été accusé d’avoir accentué les divisions du pays et de s’être rapproché des élites au détriment des américains. En France, Macron reçoit des critiques comparables et concentre une grande part du mécontentement, même lorsque celles-ci relèvent de dynamiques plus larges.&lt;/p>
&lt;p>Le paradoxe est le même des deux côtés de l’Atlantique : le centre gouverne, mais les extrêmes captent la colère et l’énergie politique. Aux États-Unis, cette dynamique a fini par porter Donald Trump au pouvoir. Reste à voir si la France suivra la même pente, ou si son histoire politique lui rappellera à temps les dangers de ce chemin.&lt;/p></description></item><item><title>Un monde de droit ou de force ?</title><link>https://jduquesne.com/post/2025-russie-ukraine-malhuret/</link><pubDate>Mon, 10 Mar 2025 06:42:47 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2025-russie-ukraine-malhuret/</guid><description>&lt;p>Le discours de Claude Malhuret au Sénat (&lt;a href="https://youtu.be/G-lh0TUTtvI">vidéo ici&lt;/a>) a nourri de vifs échanges sur la Russie, l&amp;rsquo;Ukraine et l&amp;rsquo;état de droit. J&amp;rsquo;en ai tiré quelques points essentiels pour affiner ma réflexion. Voici ma synthèse.&lt;/p>
&lt;p>La guerre en Ukraine n’est pas l’échec de la diplomatie occidentale, mais une invasion illégale menée par la Russie. Dire que l’Ukraine est divisée revient à ignorer la volonté majoritaire de son peuple de choisir son destin. Ce n’est pas l’OTAN qui a poussé Kiev, mais la Russie qui refuse d’accepter la souveraineté de son voisin.&lt;/p>
&lt;p>Comparer ce conflit à d’autres, comme le Kosovo ou l’Afghanistan, est une fausse piste : chaque guerre a sa propre histoire. L’Ukraine n’est ni une guerre civile ni une intervention humanitaire sous mandat international, mais une invasion brutale contre un État souverain. Quant aux promesses supposées de Baker en 1989, elles n’ont jamais été actées par un accord officiel. A l&amp;rsquo;inverse, la Russie a elle-même reconnu les frontières ukrainiennes en 1994 avec le Mémorandum de Budapest, en échange du désarmement nucléaire de Kiev.&lt;/p>
&lt;p>Imposer une « paix » reviendrait à légitimer l’agression d’un régime autoritaire au détriment des droits d’un peuple. L’histoire montre que céder face à un agresseur ne mène qu’à d’autres conflits. Les alliances défensives comme l’OTAN existent justement pour dissuader de telles menaces. Je ne suis pas un fervent défenseur de l’OTAN, mais les pays de l’ex-URSS, eux, le sont. Du moins dans sa version pré-Trump 2.0.&lt;/p>
&lt;p>Que l’Ukraine soit un pays corrompu ne change rien : cela ne justifie pas de lui refuser le droit de se défendre. Ce serait comme dire qu’un pays mal gouverné n’a pas droit à sa souveraineté.&lt;/p>
&lt;p>Quant aux intérêts américains, ils existent, bien sûr. Mais sur le terrain, ce sont bien les Ukrainiens qui se battent pour leur liberté, pas Washington ou Bruxelles.&lt;/p>
&lt;p>Au final, la question est simple : voulons-nous un monde où les frontières sont respectées ou un monde où la force dicte le droit ?&lt;/p></description></item><item><title>Stories of Your Life and Others</title><link>https://jduquesne.com/post/2024-livre-stories-ted-chiang/</link><pubDate>Sun, 22 Sep 2024 17:12:04 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2024-livre-stories-ted-chiang/</guid><description>&lt;p>Ma critique du livre &lt;em>Stories of Your Life and Others&lt;/em> publiée sur &lt;a href="https://www.goodreads.com/review/show/6885001096">GoodReads&lt;/a>. Vu que j&amp;rsquo;ai lu le livre en anglais, la revue est en anglais.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>From 1990 to 2015, Chiang produced just fifteen short stories, eight of which appear in the collection &lt;em>Stories of Your Life and Others&lt;/em>. Within these pages, he showcases remarkable talent and breathtaking concepts.&lt;/p>
&lt;p>One quickly understands his relative lack of prolificacy once immersed in his work. The meticulous way he develops his narratives, almost in a demonstrative fashion, places him among the finest writers from his very first collection. It reminded me of my first encounter with Asimov, though with more inspired prose. Highly recommended.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Piranesi</title><link>https://jduquesne.com/post/2024-livre-piranesi/</link><pubDate>Fri, 02 Aug 2024 14:39:51 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2024-livre-piranesi/</guid><description>&lt;p>Ma critique du livre &lt;em>Piranesi&lt;/em> publiée sur &lt;a href="https://www.goodreads.com/review/show/6814336410">GoodReads&lt;/a> recemment. Je la republie ici pour catalogage et me faciliter la vie. Vu que j&amp;rsquo;ai lu le livre en anglais, la revue est en anglais.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>What a strange and unique novel. &lt;em>Piranesi&lt;/em> left me puzzled, and I am still not sure whether I loved it or not.&lt;/p>
&lt;p>The atmosphere is incredible—dreamlike and eerie. The line between reality and dream or madness is blurred, making it easy to get lost in the intricate story Susanna Clarke has crafted.&lt;/p>
&lt;p>The writing alone is worth the read. Though the narrator&amp;rsquo;s naïveté sometimes frustrated me, the beautifully crafted sentences, immersive mood, and intriguing reflections of the protagonist kept me engaged.&lt;/p>
&lt;p>It is a curious book—more about the experience than the plot, like navigating a maze. Intriguing and puzzling, it is a journey unlike any other.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Humus</title><link>https://jduquesne.com/post/2024-livre-humus/</link><pubDate>Wed, 17 Jul 2024 14:39:59 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2024-livre-humus/</guid><description>&lt;p>Ma critique du livre &lt;em>Humus&lt;/em> publiée sur &lt;a href="https://www.goodreads.com/review/show/6693623205">GoodReads&lt;/a> recemment. Je la republie ici pour catalogage et me faciliter la vie.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>&lt;em>Les Lombrics&lt;/em> sont un excellent terreau pour explorer l’une des préoccupations les plus pressantes en France : l’écocide de notre planète.&lt;/p>
&lt;p>Les deux protagonistes mettent leurs idéaux à l’épreuve tout au long du livre. Koenig, en portraitiste talentueux, trouve souvent le mot juste ou la formule lumineuse qui capte l’essence d’une personnalité ou d’une scène. Une histoire de terre et d’hommes, avec des échos de Balzac.&lt;/p>
&lt;p>Cependant, il est regrettable que les personnages féminins principaux soient si frustres et que la fin manque d’inspiration. Une longue discussion entre Arthur et Kevin, faisant écho à celle qu’ils ont eue les pieds dans l’eau, la nuit, en rêvant de leur avenir, aurait été bien plus intéressante.&lt;/p>
&lt;p>Un livre qui a pris la poussière sur ma table de chevet bien trop longtemps.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Babel</title><link>https://jduquesne.com/post/2024-livre-babel/</link><pubDate>Wed, 17 Jul 2024 14:39:46 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2024-livre-babel/</guid><description>&lt;p>Ma critique du livre &lt;em>Babel&lt;/em> publiée sur &lt;a href="https://www.goodreads.com/review/show/6676993746">GoodReads&lt;/a> recemment. Je la republie ici pour catalogage et me faciliter la vie. Vu que j&amp;rsquo;ai lu le livre en anglais, la revue est en anglais.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>A book that intertwines fantasy, etymology, and the nuances of translation was sure to pique my interest. After hearing glowing reviews from a podcaster I respect, I decided to bring it along for our recent beach retreat. While I enjoyed the read, it ultimately fell short of my expectations. The first half was very promising, showcasing academic rigor and an intriguing magic system. However, these strengths could not make up for the lack of plot depth and overly simplistic characters, which severely limited the exploration of the moral themes that dominated the second half. Consequently, the superficially treated themes and poorly represented nineteenth century left me disappointed.&lt;/p>
&lt;p>A good beach read.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Bravo Serge</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-12-bravo-serge/</link><pubDate>Fri, 08 Dec 2023 17:14:59 +0100</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-12-bravo-serge/</guid><description>&lt;p>Fichtre ! Deux mois !!
Je me sens un peu coupable de ne pas avoir écrit ici depuis si longtemps.&lt;/p>
&lt;p>Je profite de la publication de « French Memories of Malaysia », le dernier livre de &lt;a href="http://www.akaroafrenchbooks.com/106_serge-jardin">Serge Jardin&lt;/a>, historien, géographe et ami pour reprendre mes bonnes intentions.&lt;/p>
&lt;p>Après lui avoir partagé toute l&amp;rsquo;estime que je porte à tous ceux qui, comme lui, contribuent à une connaissance plus profonde de la Malaisie et des Français de Malaisie, nous avons échangés quelques strophes pantounées. Voici celle de ma création qui m&amp;rsquo;a le plus plu.&lt;/p>
&lt;h2 id="bravo-serge">Bravo Serge&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>À Malacca, Venise d&amp;rsquo;Orient si belle,&lt;br>
Les rivières dansent, leur douce ritournelle.&lt;br>
Serge Jardin, écrit et partage avec zèle,&lt;br>
Sur la culture malaisienne, étincelles.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Liens Interessants</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-09-14-liens-interessants/</link><pubDate>Wed, 13 Sep 2023 15:25:48 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-09-14-liens-interessants/</guid><description>&lt;p>Voici quelques lectures qui me sont restées en tête cette semaine. Au menu : article critique sur le modèle singapourien, AI et propriété intellectuelle, visualisation de Tenochtitlán et de la valeur d&amp;rsquo;un client Apple.&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>&lt;a href="https://www.monde-diplomatique.fr/2023/09/BULARD/66090">Singapour, l’envers d’un décor futuriste&lt;/a> par Martine Bulard - Le Monde diplomatique&lt;br>
Article critique qui n&amp;rsquo;y va pas avec les pincettes. Des critiques justifiées, même si le passé de militante communiste de l&amp;rsquo;auteure se fait sentir dans certains choix de mots et d&amp;rsquo;intervenants.&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://www.ben-evans.com/benedictevans/2023/8/27/generative-ai-ad-intellectual-property">Generative AI and intellectual property&lt;/a> by Benedict Evans&lt;br>
Si vous mettez l&amp;rsquo;ensemble des connaissances du monde dans un modèle d&amp;rsquo;IA et que vous l&amp;rsquo;utilisez pour créer quelque chose de nouveau, qui en est propriétaire et qui est rémunéré ? Un débat vieux de 500 ans.&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://tenochtitlan.thomaskole.nl">a portrait of Tenochtitlan&lt;/a> by Thomas Kole&lt;br>
Fascinante visualisation de la cité de Tenochtitlan (Mexico) avant l&amp;rsquo;arrivée des conquistadors.&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="http://www.asymco.com/2023/09/05/the-value-of-a-customer/">The Value of a Customer&lt;/a> by Horace Dediu&lt;br>
Les utilisateurs d’iPhone rapportent 7 fois plus que ceux sur Android. Et non, on ne parle pas ici du prix des smartphones. J&amp;rsquo;aurais dû demander une commission de résultat à Tim Apple pour avoir réussi à faire passer toute ma famille sur iPhone&amp;hellip;&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Circe</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-livre-circe/</link><pubDate>Wed, 06 Sep 2023 17:55:06 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-livre-circe/</guid><description>&lt;p>Ma critique du livre &lt;em>Circe&lt;/em> publiée sur &lt;a href="https://www.goodreads.com/review/show/5769129332">GoodReads&lt;/a> recemment. Je la republie ici pour catalogage et me faciliter la vie. Vu que j&amp;rsquo;ai lu le livre en anglais, la revue est en anglais.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>At the boundary between contemporary fiction and ancient myth, &lt;em>Circe&lt;/em> challenges the archaic and patriarchal understanding of the witch of Aiaia.&lt;/p>
&lt;p>With a cast of characters from across Greek mythology, Madeline Miller once again succeeds in drawing the contours and sinews of these mythical figures in elegant, poetic prose.&lt;/p>
&lt;p>A bewitching read.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Liens Interessants</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-09-01-liens-interessants/</link><pubDate>Fri, 01 Sep 2023 06:36:25 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-09-01-liens-interessants/</guid><description>&lt;p>Twitter, Facebook et autres ont réseaux sociaux algorithmiques ont fini de détruire ce qui me rendait le web 1.0 magique : découvrir un sujet, une idée, un auteur après avoir suivi un lien recommandé sur un blog ou une page perso de confiance.&lt;/p>
&lt;p>Vu que ce petit coin de web est le mien, je lance ma minuscule pierre pour relancer cette belle idée. Voici quelques lectures qui me sont restées en tête cette semaine. Au menu : élection présidentielle singapourienne, Stephen King sur les AI et découverte de l&amp;rsquo;univers des speedrunners.&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>&lt;a href="https://www.jom.media/nobodys-independent-singapores-presidential-election/">Nobody’s independent: Singapore’s presidential election&lt;/a> by Sudhir Vadaketh - Jom&lt;br>
Exellent résumé de l&amp;rsquo;histoire des élections présidentielles à Singapour et de l&amp;rsquo;importance relative de celle qui va se dérouler ce Vendredi.&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://www.theatlantic.com/books/archive/2023/08/stephen-king-books-ai-writing/675088/">My Books Were Used to Train AI&lt;/a> by Stephen King - The Atlantic&lt;br>
Succint et réaliste. &lt;em>&amp;ldquo;Would I forbid the teaching (if that is the word) of my stories to computers? Not even if I could. I might as well be King Canute, forbidding the tide to come in.&amp;rdquo;&lt;/em>&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://www.lemonde.fr/pixels/article/2023/06/27/zelda-tears-of-the-kingdom-dans-les-pas-des-speedrunners-qui-le-finissent-en-moins-d-une-heure_6179356_4408996.html">« Zelda : Tears of the Kingdom » : dans les pas des « speedrunners » qui le finissent en moins d’une heure&lt;/a> par Pierre Trouvé- Le Monde&lt;br>
Mon ainé se découvre une fascination pour les sprinteurs du jeu vidéo. Quelle chance qu&amp;rsquo;il puisse lire ce bel article dans sa langue paternelle !&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Les élections présidentielles de Singapour</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-elections-presidentielles-sg/</link><pubDate>Tue, 29 Aug 2023 06:32:38 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-elections-presidentielles-sg/</guid><description>&lt;p>Les Singapouriens voteront ce 1er septembre pour élire leur prochain président. Ils choisiront entre Ng Kok Song, Tan Kin Lian et Tharman Shanmugaratnam.&lt;/p>
&lt;p>Trente-deux ans après la création de la présidence élue, ce sera la troisième fois que les Singapouriens auront l&amp;rsquo;occasion de voter pour leur président.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com//singapour/elections-presidentielles-367348">Les élections présidentielles de Singapour&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="les-origines--un-président-cérémoniel">Les Origines : Un Président Cérémoniel&lt;/h2>
&lt;p>Similaire aux systèmes parlementaires de pays tels que l&amp;rsquo;Allemagne, Israël ou l&amp;rsquo;Inde, le président Singapourien est le chef de l&amp;rsquo;État tandis que le Premier ministre est le chef du gouvernement.&lt;/p>
&lt;p>Avant 1991, le Parlement nommait le président de Singapour, dont le rôle était surtout cérémoniel, un symbole de l&amp;rsquo;unité du pays. Yusof Ishak, le premier président (1965-1970), figure toujours sur les billets de la cité-état.&lt;/p>
&lt;p>Mais quand le Parti des travailleurs a remporté une élection partielle et brisé le monopole du Parlement par le PAP en 1981, cela a effrayé Lee Kuan Yew, qui s&amp;rsquo;inquiétait qu&amp;rsquo;une &amp;ldquo;élection anormale&amp;rdquo; puisse amener au pouvoir des populistes qui se serviraient des réserves de la cité-état à des fins populistes.&lt;/p>
&lt;p>Pour s’en protéger, il avance l&amp;rsquo;idée d&amp;rsquo;un président élu, capable de réfréner les velléités budgétaires d’un gouvernement rogue.&lt;/p>
&lt;h2 id="modification-constitutionnelle-de-1991">Modification constitutionnelle de 1991&lt;/h2>
&lt;p>Dix ans plus tard, une loi modifiant la Constitution de la République de Singapour est passée. Elle a pour but principal de faire du président le garant des réserves de Singapour grâce à des pouvoirs de véto budgétaire. Pour lui donner le mandat démocratique nécessaire, le président sera désormais élu.&lt;/p>
&lt;p>Si le président obtient bien un pouvoir de veto, qui peut être utilisé après consultation d’un Conseil distinct de conseillers présidentiels, il doit toujours se conformer aux conseils du gouvernement en place pour la plupart des questions.&lt;/p>
&lt;p>À ce jour, la présidence élue reste la plus grande modification constitutionnelle que la cité-état ai connu. La loi de 1991 a ajouté 30 % de contenu supplémentaire à la Constitution.&lt;/p>
&lt;h2 id="des-retouches-dans-le-temps">Des retouches dans le temps&lt;/h2>
&lt;p>Au fil des ans, d&amp;rsquo;autres ajustements ont été apportés pour affiner le rôle du président.&lt;/p>
&lt;p>Le premier président élu, Ong Teng Cheong (1993-1999), a voulu connaître l&amp;rsquo;étendue des réserves qu&amp;rsquo;il était constitutionnellement tenu de protéger. Le Contrôleur général lui a dit qu&amp;rsquo;il faudrait 52 années-personnes pour compiler les chiffres. Suite à ces demandes, Ong a perdu les faveurs de ses anciens collègues du PAP.&lt;/p>
&lt;p>Le deuxième président élu, SR Nathan (1999-2011), a de fait minimisé les pouvoirs discrétionnaires de la fonction en les considérant comme largement insignifiants, tant qu&amp;rsquo;un bon gouvernement était en place.&lt;/p>
&lt;p>À la fin de son deuxième mandat en 2011, et dans un contexte de libéralisation politique plus large, le candidat PAP Tony Tan a gagné de justesse devant Tan Cheng Bock, ancien député du PAP et actuel président du Parti Progress Singapore.&lt;/p>
&lt;p>Le gouvernement a par la suite resserré les critères d&amp;rsquo;éligibilité pour limiter les possibilités d’une telle surprise.&lt;/p>
&lt;h2 id="les-critères-déligibilité">Les critères d&amp;rsquo;éligibilité&lt;/h2>
&lt;p>Premièrement, pour compenser le fait qu’aucun des cinq premiers présidents n’ai été malais, seuls des membres de la communauté malaise sont autorisés à se présenter leur candidature en 2017.&lt;/p>
&lt;p>Ensuite, les candidats sortant du service public doivent avoir occupé au moins trois ans un des postes de ministre, juge en chef, président du parlement, procureur général, président de la Commission de service public, auditeur général, comptable général ou secrétaire permanent.&lt;/p>
&lt;p>De leur côté, les candidats du secteur privé doivent avoir été au moins trois ans directeur général d&amp;rsquo;une compagnie avec 500 millions USD de capitaux propres et profitable après impôts.&lt;/p>
&lt;p>Résultat, en 2017, Halimah Yacob a été élue sans concurrence lors d&amp;rsquo;une élection réservée aux Malais.&lt;/p>
&lt;p>Fait intéressant, bien que le gouvernement ait accepté les recommandations de la Commission constitutionnelle visant à resserrer les critères pour le secteur privé, il a rejeté ceux pour le secteur public (minimum six ans dans un poste éligible). Si cette recommandation avait été suivie, Halimah n&amp;rsquo;aurait pas été éligible, car elle n&amp;rsquo;avait été oratrice que pendant quatre ans.&lt;/p>
&lt;p>Pour 2023, le Comité des élections présidentielles a validé les candidatures de Tharman Shanmugaratnam, Ng Kok Song et Tan Kin Lian. Les deux premiers en répondant aux critères du secteur public et le dernier à ceux du secteur privé.&lt;/p>
&lt;h2 id="les-candidats">Les candidats&lt;/h2>
&lt;p>Tharman, âgé de 66 ans, est le favori. Il a occupé plusieurs postes de haut rang au sein de gouvernements dirigé par le PAP, notamment en tant que ministre principal entre 2019 et 2023, vice-premier ministre de 2011 à 2019, et président de l&amp;rsquo;autorité monétaire de Singapour de 2011 à 2023.&lt;/p>
&lt;p>Ng Kok Song, âgé de 75 ans, n&amp;rsquo;est guère un outsider. Il a fait carrière pendant plus de 30 ans au sein du fonds souverain GIC, avec pour plus haut poste un mandat de directeur des investissements (2007-2013). Il a déclaré que sa candidature à la présidence a été motivée par &amp;ldquo;les préoccupations récentes concernant l&amp;rsquo;intégrité de nos institutions nationales&amp;rdquo;.&lt;/p>
&lt;p>Tan Kin Lian, également âgé de 75 ans, se présente pour la deuxième fois, après une tentative infructueuse en 2011. Il cherche à se positionner en tant que candidat &amp;ldquo;indépendant&amp;rdquo; face à Tharman et Ng.&lt;/p>
&lt;h2 id="évolution-de-perception">Évolution de perception&lt;/h2>
&lt;p>Entre le parti au pouvoir et une partie des électeurs, les attentes concernant le rôle du président sont discordantes.&lt;/p>
&lt;p>Si Lee Kuan Yew avait envisagé la présidence élue comme un possible contrepoids à un gouvernement non-PAP dépensier, de nombreux citoyens la voient désormais comme un possible frein à l&amp;rsquo;hégémonie du PAP.&lt;/p>
&lt;p>Qui de Tharman, Ng ou Tan sera le troisième président élu directement par les électeurs Singapourien? Verdict ce vendredi 1er Septembre.&lt;/p></description></item><item><title>Vagues Dansantes</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-vagues-dansantes/</link><pubDate>Tue, 13 Jun 2023 18:17:30 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-vagues-dansantes/</guid><description>&lt;p>Cela fait longtemps que je n&amp;rsquo;ai pas écrit de pantoun. Je suis bien rouillé ! Mais il faut bien remettre le pied à l&amp;rsquo;étrier. Hop. Mettons-le. Et fermons les yeux devant ce piètre premier jet.&lt;/p>
&lt;h2 id="vagues-dansantes">Vagues dansantes&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Les vagues caressent le rivage de sable&lt;br>
Leur danse incessante devant l&amp;rsquo;éternité,&lt;br>
Dans leur va-et-vient, un souffle d&amp;rsquo;inexplicable,&lt;br>
Le changement est signe de réalité&lt;/p>
&lt;p>Leur danse incessante devant l&amp;rsquo;éternité,&lt;br>
Le sable accueille leurs doux secrets, en silence,&lt;br>
Le changement est signe de réalité&lt;br>
Devant l&amp;rsquo;océan des possibles, confiance.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Accidental Malay</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-livre-accidental-malay/</link><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 07:51:39 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-livre-accidental-malay/</guid><description>&lt;p>Ma critique du livre &lt;em>The Accidental Malay&lt;/em> publiée sur &lt;a href="https://www.goodreads.com/review/show/5109664650">GoodReads&lt;/a> il y a quelques mois. Je la republie ici pour catalogage et me faciliter la vie. Vu que j&amp;rsquo;ai lu le livre en anglais, la revue est en anglais.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>This is a novel about place, people and society’s expectations. While the synopsis raises interesting questions, the denouement is a let down.&lt;/p>
&lt;p>It would have benefited from a tighter script, and a less privileged heroine / more flawed Prince Charming. The social dilemmas at the heart of the book would have had more opportunities to be explored.&lt;/p>
&lt;p>3.5 stars, rounded up as it is a promising first novel and it brought back many memories of KL and Malaysian life.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>La datte, fruit roi du Ramadan</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-dates/</link><pubDate>Thu, 13 Apr 2023 15:46:59 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-dates/</guid><description>&lt;p>Bien qu’on puisse en trouver tout au long de l’année, les dattes trônent dans les étalages et têtes de gondoles pendant le mois sacré du ramadan. En effet, la tradition séculaire d’en manger pour la rupture du jeûne s&amp;rsquo;est répandue dans la région suite à l’islamisation des sociétés d’Asie du Sud Est, couplée à la mondialisation qui en a facilité l’export.&lt;/p>
&lt;p>Mais d&amp;rsquo;où viennent-elles? Pourquoi sont-elles devenues le fruit roi du ramadan? Quels sont leurs bienfaits nutritionnels?&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-iftar.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Dattes pour l&amp;#39;Iftar © Rauf Alvi via Unsplash&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/la-datte-fruit-roi-du-ramadan-360157">La datte, fruit roi du Ramadan&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="les-dattes-101">Les dattes 101&lt;/h2>
&lt;p>L&amp;rsquo;un des fruits les plus anciens au monde, la datte est récoltée dans la ceinture du Moyen-Orient et de l&amp;rsquo;Afrique du Nord depuis plus de 5 000 ans. L&amp;rsquo;Égypte est en tête du peloton en termes de production, selon les données de l&amp;rsquo;Organisation des Nations Unies pour l&amp;rsquo;alimentation et l&amp;rsquo;agriculture (FAO). Les autres principaux pays producteurs de dattes sont l&amp;rsquo;Iran, la Tunisie, l&amp;rsquo;Arabie saoudite et l&amp;rsquo;Irak. Il fait ainsi partie du trio de palmiers les plus cultivés au monde, podium qu’il partage avec le cocotier et le palmier à huile de nos régions.&lt;/p>
&lt;p>Bien que les dattes prolifèrent dans les déserts arides et nécessitent peu de précipitations pour prospérer, le palmier dattier a besoin de beaucoup d&amp;rsquo;irrigation pour pousser.&lt;/p>
&lt;p>Les dattes passent par quatre stades de croissance et changent de couleur du vert au brun une fois totalement mûres. Elles se divisent en trois catégories : douces, semi-sèches et sèches. La classification fait référence aux stades de maturation du fruit, ce qui signifie qu&amp;rsquo;une datte sèche a moins d&amp;rsquo;humidité qu&amp;rsquo;une datte molle. La texture d&amp;rsquo;une datte molle est douce et moelleuse tandis qu&amp;rsquo;une datte sèche est plus dure, avec un extérieur plus ridée et un pourcentage de sucre plus élevé.&lt;/p>
&lt;p>Il existe environ 3 000 cultivars de palmier dattier dans le monde, mais seuls quelques-uns sont importants sur le marché mondial. Par exemple, le Medjool (ou Medjoul) est l&amp;rsquo;un des plus connus pour sa qualité, son goût et pour ses gros fruits. Connue comme le roi des dattes, c&amp;rsquo;est une datte douce qui est succulente et a une riche saveur de caramel. Son pendant, la reine des dattes, est la Deglet Nour. C’est une datte semi-sèche, avec un haut rendement qui en a fait la première datte en termes d&amp;rsquo;exportation, selon la FAO.&lt;/p>
&lt;p>Les noms des dattes proviennent parfois du point d&amp;rsquo;origine - Bam, par exemple, est une variété de dattes nommée d&amp;rsquo;après la région dans laquelle elle est cultivée en Iran. Mais ce n&amp;rsquo;est pas une règle générale car tous les noms de datte n&amp;rsquo;ont pas d&amp;rsquo;indication géographique. Safawi, par exemple, est une datte populaire qui n&amp;rsquo;a pas de ville ou de région homonyme correspondante.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-datier.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Datiers © Nepenthes via Wikimedia&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="les-dattes-dans-lislam-et-en-asean">Les dattes dans l’Islam et en ASEAN&lt;/h2>
&lt;p>Les dattes font partie de l&amp;rsquo;histoire de l’Islam. En effet, elles jouent un rôle important pendant le mois sacré du ramadan. Le prophète Mahomet avait l’habitude de rompre son jeûne avec quelques dattes. Les musulmans suivent donc son exemple, et en dégustent quelques-unes en début de repas de l&amp;rsquo;iftar. De plus, le Coran les mentionne 23 fois. C&amp;rsquo;est un symbole de richesse et d&amp;rsquo;abondance.&lt;/p>
&lt;p>De fait, les ventes de dattes dans la région montent en flèche pendant le Ramadan. Le pic d&amp;rsquo;achat a souvent lieu quelques jours avant le début du Ramadan, lorsque tout le monde se précipite pour s&amp;rsquo;approvisionner. Les ventes chutent après cela, mais reprennent deux semaines plus tard lorsque de nombreuses familles ont dégusté les stocks achetés en préparation du mois sacré.&lt;/p>
&lt;p>Alors que les dattes conventionnelles constituent toujours la pierre angulaire de la consommation de dattes, il y a également eu une augmentation de l&amp;rsquo;offre et de la demande pour des saveurs de dattes plus exotiques. On en trouve aujourd’hui des enrobées de chocolat ou de noix de coco, fourrées aux amandes, au miel ou aux graines de sésame, et bien plus encore. Les jeunes consommateurs semblent plus attirés par ce genre de dattes, peut-être parce qu&amp;rsquo;ils préfèrent le goût de ces gourmandises qui rappellent les bonbons.&lt;/p>
&lt;h2 id="a-consommer-avec-modérations">A consommer avec modérations&lt;/h2>
&lt;p>Jeûner toute la journée peut avoir des répercussions sur les niveaux d&amp;rsquo;énergie et de sucre dans le sang. Grâce à leur teneur élevée en sucre naturel (fructose et glucose), les dattes apportent un regain d&amp;rsquo;énergie instantané, ce qui en fait un aliment approprié pour rompre le jeûne. Elle est aussi conseillée aux sportifs avant l’effort ou pour aider à la récupération après.&lt;/p>
&lt;p>Les dattes sont aussi riches en glucides, antioxydants, et sont une excellente source de fibres alimentaires, ce qui aide au bien-être digestif.&lt;/p>
&lt;p>A consommer avec modération toutefois. Avec près de 250 kcal par 100g, il est recommandé de n’en manger qu’une poignée par jour. Il est également conseillé de les dénoyauter avant d’en donner aux jeunes enfants.&lt;/p>
&lt;p>Bonne dégustation !&lt;/p></description></item><item><title>La Kebaya : entre traditions et modernité</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-kebaya/</link><pubDate>Thu, 30 Mar 2023 17:02:04 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-kebaya/</guid><description>&lt;p>La kebaya a été nommée par Singapour, la Malaisie, l’Indonésie, le Brunei et la Thaïlande pour rejoindre la liste du patrimoine immatériel de l&amp;rsquo;Unesco en mars 2023.&lt;/p>
&lt;p>Une belle opportunité pour (re)-découvrir la riche histoire de cette blouse emblématique du Sud-Est asiatique, appréciée de tous pour sa mise en valeur de la silhouette de la femme.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-kebayas-01.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Kebayas © Jamieson Teo via Wikimedia&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/kebaya-entre-traditions-et-modernite-358433">La Kebaya : entre traditions et modernité&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="quest-ce-que-la-kebaya-">Qu’est-ce que la Kebaya ?&lt;/h2>
&lt;p>La kebaya est généralement composée d’un corsage ajusté qui est fixé à l&amp;rsquo;arrière avec des boutons ou des crochets, et une jupe fluide et ajustée qui est drapée sur les hanches.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-kebayas-02.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Kebayas au musée Peranakan de Singapour&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>La chemise est souvent transparente et peut être portée sur un caraco à motifs batik ou uni. Elle est généralement fabriquée avec des matériaux légers et fluides. Ses manches sont le plus souvent longues et évasées. Son décolleté est élevé et orné de dentelle, broderies, ou d&amp;rsquo;autres éléments décoratifs.&lt;/p>
&lt;h2 id="une-longue-histoire-remontant-au-viie-siècle">Une longue histoire remontant au VIIe siècle&lt;/h2>
&lt;p>La kebaya a une longue histoire dans la culture du Sud-Est asiatique, avec des racines remontant au VIIe siècle.&lt;/p>
&lt;p>Certains spécialistes pensent que la kebaya serait inspirée de vêtements du Moyen-Orient. La “kaba”, une veste d&amp;rsquo;origine turque, tire son nom du mot persan désignant une &amp;ldquo;robe d&amp;rsquo;honneur&amp;rdquo;. Les Portugais ont noté dès leur arrivée à Java en 1512 que de nombreuses femmes importantes de la société javanaise portaient une &amp;ldquo;cabaya&amp;rdquo;, mot portugais signifiant &amp;ldquo;tunique&amp;rdquo;.&lt;/p>
&lt;p>Au fil du temps, la kebaya est devenu synonyme du chemisier pour femme associé à un sarong en batik.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-kebayas-03.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Kebayas au musée Peranakan de Singapour&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Jolie et pratique, la kebaya est adaptée aux climats tropicaux. Ce style est devenu populaire auprès des femmes néerlandaises à l&amp;rsquo;époque des Indes orientales néerlandaises. Une version plus humble a également été adoptée par celles qui cherchaient à s&amp;rsquo;habiller plus modestement.&lt;/p>
&lt;p>La kebaya est depuis devenue un symbole du vêtement traditionnel de la région et est souvent portée pour pour des occasions spéciales telles que des mariages et des événements culturels.&lt;/p>
&lt;h2 id="la-kebaya-aujourdhui">La Kebaya aujourd’hui&lt;/h2>
&lt;p>La kebaya a été adaptée pour correspondre aux styles et aux goûts contemporains. Il existe de nombreuses variations de la kebaya traditionnelle, allant de versions plus courtes et ajustées à des versions plus décontractées et quotidiennes.&lt;/p>
&lt;p>Par exemple, les femmes de Java portent une version blanche bordée de dentelle européenne. Les balinaises ferment leur kebaya à l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;une ceinture colorée. Dans les îles Riau en Indonésie, l&amp;rsquo;ourlet de la kebaya tombe jusqu&amp;rsquo;au genou. Au Brunei, la kebaya est plus droite, en tissu songket tissé avec du fil d&amp;rsquo;or. Dans les villes de Malacca, de Penang et de Singapour les chemisiers s’ornent de broderies de phénix et de pivoines, clin d&amp;rsquo;œil à l’héritage chinois des Peranakans.&lt;/p>
&lt;p>Les hôtesses des compagnies aériennes Garuda Indonesia, Malaysia Airlines et Singapore Airlines la portent comme uniforme. Singapore Airlines a même invité le couturier français Pierre Balmain à créer son sarong kebaya sur mesure en 1974.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-kebayas-sq.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Hôtesses de SQ portant la Kebaya © Rita Franz via Wikimedia&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Malgré ces changements et variations, la kebaya reste un lien populaire et emblématique de la mode du Sud-Est asiatique. Elle est largement portée et appréciée pour sa beauté, son élégance et sa signification culturelle.&lt;/p>
&lt;h2 id="sources">Sources&lt;/h2>
&lt;ul>
&lt;li>Fashion History: A Global View, de Linda Welters et Abby Lillethun&lt;/li>
&lt;li>The Nyonya Kebaya: a Century of Straits Chinese Costume de Datin Seri Endon Mahmood&lt;/li>
&lt;li>Sarong Kebaya: Peranakan Fashion in an Interconnected World 1500-1950 de Peter Lee&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;p>&lt;em>Merci à Jackie Yoong, senior curator for fashion and textiles at the Asian Civilisations Museum, pour ses généreuses explications et sa liste de lecture extensive.&lt;/em>&lt;/p></description></item><item><title>Le nouveau vélo</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-thomas-velo/</link><pubDate>Mon, 20 Mar 2023 10:32:14 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-thomas-velo/</guid><description>&lt;p>Thomas voulait un vélo depuis longtemps.&lt;br>
Nous avons trouvé la perle rare la semaine dernière.&lt;/p>
&lt;p>Il prenait la poussière dans un garage de Sengkang, tout au Nord de l&amp;rsquo;île de Singapour. Nous sommes partis de bon matin pour l&amp;rsquo;essayer. Ce fut le coup de foudre. Il ne voulait plus le quitter. Nous avons donc traversé la cité-état du Nord au Sud à vélo. Thomas filait sur sa nouvelle merveille, pendant que je m&amp;rsquo;abîmais le fessier sur un Vélib. Une belle aventure.&lt;/p>
&lt;h2 id="le-beau-vélo">Le beau vélo&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Les Martin-chasseur de Sengkang&lt;br>
batifolent dans les cours d&amp;rsquo;eau&lt;br>
Thomas rayonne en pédalant&lt;br>
son nouveau vélo est très beau&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Le Musée Peranakan</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-peranakan-museum/</link><pubDate>Thu, 23 Feb 2023 15:04:59 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-peranakan-museum/</guid><description>&lt;p>Après quatre ans de rénovations, le &lt;a href="https://www.nhb.gov.sg/peranakanmuseum/">Musée Peranakan&lt;/a> a rouvert ses portes au public le 17 février 2023. Le bâtiment a été entièrement rénové pour offrir une expérience repensée et mieux mettre en valeur une collection d’objets exceptionnels.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-peranakan-musee.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Le Musée Peranakan de Singapour&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Le musée a travaillé en étroite collaboration avec les communautés Peranakan de la région (Arabes, Chinois, Chitty, Jawi, …) pour explorer leurs coutumes et pratiques distinctives. Ils ont réfléchi ensemble, dans le contexte de Singapour et de l&amp;rsquo;Asie du Sud-Est, sur la question :&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>« Que veut dire culture Peranakan ? ».&lt;/em>&lt;/p>
&lt;p>Vous trouverez des éléments de réponse à cette question au travers de neuf galeries réparties sur trois étages. La visite s’articule autour des trois grands thèmes élémentaires de l&amp;rsquo;identité peranakan : &amp;ldquo;Origines&amp;rdquo;, &amp;ldquo;Accueil&amp;rdquo; et &amp;ldquo;Style&amp;rdquo;.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/musee-peranakan-rouvre-portes-356373">Le Musée Peranakan rouvre ses portes&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="les-origines-des-peranakans">Les origines des Peranakans&lt;/h2>
&lt;p>Le rez-de-chaussée explore les origines de l&amp;rsquo;identité peranakan.&lt;/p>
&lt;p>Le mot &amp;ldquo;Peranakan&amp;rdquo; a pour racine &amp;ldquo;anak&amp;rdquo;, qui se traduit par enfant, ou né localement, en malais. Le terme était utilisé par les communautés malaises et indonésiennes pour désigner d&amp;rsquo;autres communautés (Chinois, Indiens, Européens) qui ont élu domicile dans leur région au fil des siècles et mêlaient leur héritage à la riche culture locale.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-peranakan-origines.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Origines au 1er étage&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Vous y rencontrerez des portraits de Peranakans du passé, coloriés à la main, ainsi que des portraits et interviews de Peranakans d’aujourd’hui qui partagent leurs pensées et réflexions sur ce que Peranakan signifie pour eux. Ce travail collaboratif continue en invitant les visiteurs à partager leurs photos de famille s’ils en ont qui peuvent enrichir la collection.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-peranakan-share.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Invitation à la collaboration&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="le-quotidien-des-peranakans">Le quotidien des Peranakans&lt;/h2>
&lt;p>Le deuxième étage nous fait entrer dans le quotidien des Peranakans. On y découvre un espace de vie chaleureux et familier, rempli de meubles, de portraits, et de céramiques bariolées.&lt;/p>
&lt;p>Les objets du quotidien qui y sont exposés et définissent les Peranakans proviennent de diverses familles de Singapour et de la région.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-peranakan-porte.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Objets du quotidien au 2e étage&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>La galerie dédiée à la céramique et à la culture alimentaire est particulièrement riche. On peut y admirer des exemples de &amp;rsquo;nyonya ware&amp;rsquo; peranakans avec une juxtaposition de pièces historiques rares côtoyant des interprétations plus contemporaines. Rafraîchissant !&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-peranakan-table.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>La Tok Panjang et son service de vaisselle&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>La tok panjang, longue table à manger traditionnelle avec un service de vaisselle complet vaut aussi le détour.&lt;/p>
&lt;h2 id="le-style-des-peranakans">Le style des Peranakans&lt;/h2>
&lt;p>Le troisième étage est dédié aux textiles et à la mode peranakan, deux points forts de la collection du musée. On y explore l’intersection entre mondes privé et public au travers de la mode, du glamour et de la parure personnelle.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-peranakan-needlework.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Des travaux d&amp;#39;aiguille très fins&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Vous resterez sûrement un long moment devant les spectaculaires textiles batik, les travaux d&amp;rsquo;aiguille très fins, et les plus de 180 bijoux scintillants qui retracent les différentes étapes du quotidien et des célébrations peranakans.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-peranakan-jewelery.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Salle des bijoux&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Point d’orgue de la visite, la salle sur les vêtements et la mode Peranakan est particulièrement instructive. Elle présente une collection éclectique de sarong kebaya, ainsi que plusieurs reprises plus modernes telles que le batik cheongsam porté par Madame Kwa Geok Choo, épouse de Lee Kuan Yew, ou un sarong kebaya porté par Ivan Heng pour une production Wild Rice 2019.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-peranakan-kebaya.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Les sarong et kebayas&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="infos-pratique">Infos pratique&lt;/h2>
&lt;ul>
&lt;li>Le musée est ouvert de 10h à 21h&lt;/li>
&lt;li>Comptez entre 1 et 2h pour en faire le tour&lt;/li>
&lt;li>Le guide de visite pour petits est très sympa&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>The Song of Achilles</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-livre-song-achilles/</link><pubDate>Sun, 19 Feb 2023 15:06:27 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-livre-song-achilles/</guid><description>&lt;p>Ma critique du livre &lt;em>The Song of Achilles&lt;/em> publiée sur &lt;a href="https://www.goodreads.com/review/show/5023069662">GoodReads&lt;/a> il y a quelques mois. Je la republie ici pour catalogage et me faciliter la vie. Vu que j&amp;rsquo;ai lu le livre en anglais, la revue est en anglais.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>A story of rare sensitivity. &lt;em>The Song of Achilles&lt;/em> is a retelling of the Trojan War. Told in the first person by Patroclus, it breathes personality and vitality into the tale.&lt;/p>
&lt;p>Madeline Miller’s choice to centre her story on the exalted love between Patroclus and Achilles is inspired. It contrasts sharply with the savagery of the tale and of the era—especially towards women.&lt;/p>
&lt;p>A solid knowledge of the classics only reinforces the tour de force: the novel remains remarkably faithful to the original text. Everything fits. Homer himself could (almost) have done no better.&lt;/p>
&lt;p>A book that rekindled my love of quality reading.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>L’hébergement court terme à Singapour</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-hebergement-court-terme-singapour/</link><pubDate>Sat, 18 Feb 2023 05:03:44 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-hebergement-court-terme-singapour/</guid><description>&lt;p>Le marché du logement à Singapour semble immunisé contre la récession économique que beaucoup annoncent. La flambée des prix de l&amp;rsquo;immobilier des derniers mois ne montre aucun signe de ralentissement, aussi bien pour les propriétés privées (condos) que publiques (HDB).&lt;/p>
&lt;p>En prime, &lt;a href="https://www.straitstimes.com/business/property/stricter-borrowing-criteria-for-property-buyers-15-month-wait-for-private-property-owners-moving-to-hdb-flats">les changements récents&lt;/a> qui imposent à ceux qui vendent leur condos pour “downgrader” vers un HDB de louer 15 mois un appartement avant de pouvoir emménager, a fait monter la demande de biens locatifs.&lt;/p>
&lt;p>Tant et si bien que les solutions de logement de court terme ont le vent en poupe. Quelles sont ces solutions ?&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/hebergement-court-terme-355953">L’hébergement court terme à Singapour&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="les-hôtels-auberges-de-jeunesse-et-service-apartments">Les Hôtels, Auberges de jeunesse et Service Apartments&lt;/h2>
&lt;p>Durée de séjour conseillée : quelques semaines
Concierge et ménage : oui
Visa nécessaire : non&lt;/p>
&lt;p>Bien que la définition de ce qui constitue « prolongé » ou « long » diffère d&amp;rsquo;un prestataire à l&amp;rsquo;autre, le minimum commun est de 5 jours ou 7 jours. Beaucoup ont élargi leur offre pour s’adapter au Covid. Malheureusement, la plupart des agrégateurs d&amp;rsquo;offres ne prennent pas bien en compte les séjours « prolongés » dans leurs résultats de recherche. Il est donc conseillé de visiter les sites web des prestataires directement, ou de les appeler, pour dénicher les meilleurs tarifs.&lt;/p>
&lt;p>Quelques exemples parmi d’autres : le Sultan Hotel à Bugis et le Harbour Ville Hotel à Chinatown offrent des tarifs moitié prix pour les séjours de plus d’un mois. Les écrivains qui veulent marcher dans les pas de Kipling et Hemingway peuvent aussi postuler au Writer’s Residency Program du Raffles Hotel.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-raffles-hotel.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Raffles Hotel par Bady Abbas © Unsplash&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="les-espaces-de-co-living">Les espaces de co-living&lt;/h2>
&lt;p>Durée de séjour conseillée : quelques semaines à quelques mois
Concierge et ménage : oui pour la plupart
Visa nécessaire : selon les endroits et la durée&lt;/p>
&lt;p>Les espaces de co-living offrent une alternative plus sociale à l&amp;rsquo;hébergement traditionnel. Les résidents y partagent les espaces communs tels que la cuisine, le salon, voire un balcon. Des installations communes telles que piscine, salle de sport ou barbecues sont aussi souvent à disposition.&lt;/p>
&lt;p>Ces espaces invitent à la rencontre, ce qui en fait une option attrayante pour ceux qui sont nouveaux dans la ville et pour ceux qui cherchent une expérience de vie plus sociale. Leur clientèle est donc souvent constituée de jeunes professionnels et étudiants.&lt;/p>
&lt;p>Les fournisseurs de co-living à Singapour les plus connus sont Hmlet, Cove et The Assembly Place.&lt;/p>
&lt;h2 id="la-co-location">La co-location&lt;/h2>
&lt;p>Durée de séjour conseillée : plusieurs mois (3+ pour condo et 6 pour hdb)
Concierge et ménage : non
Visa nécessaire : oui&lt;/p>
&lt;p>La location d&amp;rsquo;une chambre ou d&amp;rsquo;un appartement entier est l&amp;rsquo;option de location la plus répandue à Singapour. Vu les prix des locations d’appartement, beaucoup se louent en co-location.&lt;/p>
&lt;p>Pour louer légalement en tant que non-résident à Singapour, vous devez avoir un visa de travail, d&amp;rsquo;étudiant ou de personne à charge valide pendant au moins six mois. Les touristes ne sont jamais autorisés à signer en tant que locataires.&lt;/p>
&lt;p>Pour la location d&amp;rsquo;appartements HDB et de condominiums exécutifs (EC), les règles sont bien définies. Il faut faire attention à l&amp;rsquo;éligibilité du propriétaire à louer ses chambres ou son appartement, le nombre de locataires autorisés dans l&amp;rsquo;unité et le quota d&amp;rsquo;étrangers imposé par bloc et quartier.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-bedok-reservoir.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Bedok Reservoir par Nguyen Thu Hoai © Unsplash&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Pour la location d’appartement privés, les règles sont plus flexibles. Il faut s’arranger avec le propriétaire et les autres colocataires. Le format le plus répandu est d’avoir un “Master Tenant” qui signe le bail. Ses colocataires sont listés en tant qu’occupant avec leur FIN et numéros de passeports à la fin du contrat.&lt;/p>
&lt;p>À noter qu’une reprise de bail en bon et due forme nécessitera non seulement de trouver un locataire qualifié, mais aussi l&amp;rsquo;approbation et la coopération du propriétaire.&lt;/p>
&lt;p>Le Master Tenant est celui qui prend le plus de risques. Il lui est conseillé de bien choisir ses colocataires et son propriétaire.&lt;/p>
&lt;h2 id="liens">Liens&lt;/h2>
&lt;ul>
&lt;li>&lt;a href="https://www.hdb.gov.sg/residential/renting-a-flat/renting-from-the-open-market">Regulations for Renting a Flat/ Bedroom &lt;/a>- HDB&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://www.ura.gov.sg/Corporate/Property/Residential/Renting-Property">Regulations for Renting a Property&lt;/a> - Propriété privée&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="http://propertyguru.com.sg/">PropertyGuru&lt;/a> - le site d’annonces référencées&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Origines des Indiens de Singapour</title><link>https://jduquesne.com/post/2023-origines-indiens-singapour/</link><pubDate>Wed, 01 Feb 2023 06:55:38 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2023-origines-indiens-singapour/</guid><description>&lt;p>Si la population indienne de l’île tourne autour de 10 % seulement, les résidents originaires du sous-continent font partie intégrante de l’histoire de Singapour.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/origines-des-indiens-354710">Origines des Indiens de Singapour&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="un-petit-coin-docéan-indien">Un petit coin d’Océan Indien&lt;/h2>
&lt;p>Des marins, des pêcheurs et des marchands Hindous parcourent l&amp;rsquo;océan Indien bien avant l’arrivée des Européens. Ils voyagent à partir des côtes du Gujarat, d’Orissa, du Bengale, et d&amp;rsquo;autres régions côtières du Sud de l’Inde. Dans leur sillage, de nombreuses communautés d’Asie du Sud-Est se sont indianisées.&lt;/p>
&lt;p>De fait, Singapour et le reste du monde malais sont de culture hindous-bouddhistes avant la propagation de l&amp;rsquo;islam. Le Prince Malais qui nomma Singapura après y avoir entr&amp;rsquo;aperçu un lion en 1299 venait du royaume de Śrīvijaya, un des états les plus indianisés et les plus importants de la région. Cette influence se retrouve aujourd’hui au travers des nombreux mots d’emprunts indiens dans la langue malaise.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-02-hinduism-asia.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Hindouisme en ASEAN © wikipedia&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Les arrivées de l’Islam, suivie de celle des Européens dans la région ont peu à peu changé ces flux d’influence et de migration. Les intérêts politiques des princes malais, et les commerciaux des nouveaux arrivants, prenant le dessus.&lt;/p>
&lt;h2 id="la-compagnie-britannique-des-indes-orientales">La Compagnie Britannique des Indes orientales&lt;/h2>
&lt;p>Dès la fondation de Singapour par Sir Raffles en 1819, la ville passe sous administration des Straits Settlement de La Compagnie Britannique des Indes Orientales (CBIO). Cette dernière est basée à Calcutta et a la charge de l&amp;rsquo;île de 1824 à 1867.&lt;/p>
&lt;p>Un des tout premiers résidents Indien du nouveau port franc est Naraina Pillai. Il avait été sollicité par Sir Raffles pour l&amp;rsquo;accompagner lors de son voyage fondateur sur la goélette “The Indiana” - ça ne s’invente pas!&lt;/p>
&lt;p>Naraina Pillai s&amp;rsquo;impose rapidement comme le premier entrepreneur en bâtiment de Singapour. Dans son sillage, le développement rapide de l’île attire prêtres et riches commerçants. Ils importent les structures économiques, sociales et religieuses de leurs terres ancestrales. Naraina Pillai construira le temple Sri Mariamman en 1827, le plus vieux et un des plus importants temples indiens de Singapour.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-02-sri-mariamman.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Sri Mariamman© National Archives of Singapore&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Les Anglais envoient aussi vers leur nouveau comptoir des soldats et des prisonniers du sous-continent. Les premiers selon les besoins, les seconds pour qu’ils y purgent leur peine et répondent aux pénuries de main d’œuvre épisodique.&lt;/p>
&lt;p>Ces derniers ont constitué la majorité de la main-d&amp;rsquo;œuvre pour les premiers travaux publics de l&amp;rsquo;île. Ils ont par exemple construit la cathédrale de St Andrews, l&amp;rsquo;Istana, les routes North et South Bridge, ainsi que beaucoup d&amp;rsquo;autres “landmark” d&amp;rsquo;aujourd&amp;rsquo;hui dans des conditions très difficiles. La plupart viennent du Tamil Nadu, littéralement le « pays des Tamouls », un état d&amp;rsquo;Inde du Sud.&lt;/p>
&lt;p>Quand elle devint “colonie de la couronne” en 1867, Singapour comptait près de 13,000 personnes d’origine indienne, soit 15 % de sa population.&lt;/p>
&lt;h2 id="singapour-port-de-transit">Singapour, port de transit&lt;/h2>
&lt;p>Beaucoup de travailleurs sous contrat du sud de l’Inde ont transité par Singapour vers les plantations de Malaisie. Le nombre de ceux qui restent dans la ville du lion demeurant relativement constant, la population croissante de l&amp;rsquo;île fait diminuer leur représentation de 15% à 8.7% de résidents en 1880. Cette proportion est relativement stable par la suite.&lt;/p>
&lt;table>
&lt;thead>
&lt;tr>
&lt;th>Année de Census&lt;/th>
&lt;th>Population d’origine Indienne&lt;/th>
&lt;/tr>
&lt;/thead>
&lt;tbody>
&lt;tr>
&lt;td>1824&lt;/td>
&lt;td>6.9 %&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>1860&lt;/td>
&lt;td>16.0 %&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>1881&lt;/td>
&lt;td>8.7 %&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>1901&lt;/td>
&lt;td>7.8 %&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>1911&lt;/td>
&lt;td>9.4%&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>1921&lt;/td>
&lt;td>7.8%&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>1931&lt;/td>
&lt;td>9.4%&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>1947&lt;/td>
&lt;td>7.7%&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>1957&lt;/td>
&lt;td>9.0%&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;/tbody>
&lt;/table>
&lt;p>Les chercheurs ont caractérisé la communauté indienne de l&amp;rsquo;époque comme étant diverse et très stratifiée selon des lignes de classe. On y comptait quatre groupes principaux :&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>l’élite instruite qui représentait 1% de la population indienne de l&amp;rsquo;île, suivi par&lt;/li>
&lt;li>les cols blancs de la classe moyenne avec 7 à 10%, puis&lt;/li>
&lt;li>les marchands avec 10% de représentation et enfin&lt;/li>
&lt;li>les fameux coolies, ouvriers sans instruction, qui représentaient 80% de résidents d’origine indienne.&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;p>La profession et la classe de chacun étaient également très liées à l&amp;rsquo;origine ethnique. Par exemple, les Sikhs se sont forgé une solide réputation de gardes privés et personnels de sécurité. Les Tamouls et Malayalees sri-lankais s’illustrent comme commis dans la fonction publique et les grandes entreprises européennes. Les Gujaratis, Sindhis et Parsis dirigent des entreprises familiales. La plupart des coolies sont des Tamouls ruraux et des Telugu, des paysans sans terre dont beaucoup étaient de caste “intouchables”.&lt;/p>
&lt;h2 id="wwi---la-mutinerie-de-singapour">WWI - La mutinerie de Singapour&lt;/h2>
&lt;p>La mutinerie de 1915 voit se soulever près de la moitié des 850 soldats Sepoy résidant à Singapour. Cet événement a non seulement surpris le haut commandement britannique, mais a également ébranlé les bases de la domination de la couronne à Singapour et la région.&lt;/p>
&lt;p>Cette division d&amp;rsquo;infanterie légère est composée de soldats musulmans du sous-continent. Si les sources de leur mécontentement sont nombreuses, l’étincelle qui met le feu aux poudres est un ordre de transfert que beaucoup craignent comme le début d’un redéploiement vers l&amp;rsquo;Europe et la Turquie. Les Sepoy ne voulant pas se battre contre leurs coreligionnaires Turques, ils prennent les armes.&lt;/p>
&lt;p>La mutinerie dure près de sept jours et entraîne la mort de 47 soldats et civils britanniques. Les forces de la couronne y mettent un terme brutal.&lt;/p>
&lt;p>Cet événement, peu connu en Europe, a beaucoup marqué la région. Il est aussi la preuve que la mondialisation de la Première Guerre mondiale n’a pas eu de conséquences que sur le vieux continent. Elle a aussi influencé les empires coloniaux avec une circulation des idées et de la propagande des deux triple alliance / entente à l’échelle mondiale.&lt;/p>
&lt;h2 id="wwii---inde-singapour-destins-croisés">WWII - Inde-Singapour, Destins croisés&lt;/h2>
&lt;p>Les idées qui émergent suite à la circulation d’idées révolutionnaires / anti-colonial mûrissent durant l’entre deux guerres. Leur gestation influencera le déroulement de la seconde guerre mondiale dans la cité-Etat.&lt;/p>
&lt;p>D’un côté, 17 des 85 bataillons qui prennent part à la Bataille de Singapour sont d&amp;rsquo;origine indiennes. Ils font partie des premiers à affronter et périr sous les feux japonais en février 1942. 10,000 d’entre eux sont envoyés dans les camps ou en Extrême-Orient. La moitié y perd la vie.&lt;/p>
&lt;p>De l’autre, certains Indiens prisonniers de guerre rejoignent l’Indian National Army (INA). Fondée par Mohan Singh, l’INA collabore avec l’occupant Japonais, croyant que les Japonais les aideront à décoloniser leur terre ancestrale. L’organisation périclite à la fin 1942 quand M. Singh réalise que les Japonais lui ont vendu leur propagande. Elle est relancée peu après par Subhas Chandra Bose, un nationaliste Indien. Il s’en sert pour installer un gouvernement indien en exil. Il disparaît, ainsi que son organisation, en 1945.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-02-ina-monument.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>INA Monument sur Esplanade Drive&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="post-indépendence">Post Indépendence&lt;/h2>
&lt;p>On dénote deux grandes périodes post-indépendance.&lt;/p>
&lt;p>Des années 60 aux débuts des années 90, la cité-Etat voit sa population d’origine indienne diminuer. Cela est dû principalement à trois facteurs :&lt;/p>
&lt;p>Le retour en Inde de travailleurs qui prennent leur retraite ;
Le retrait des forces britanniques du territoire dans les années 70 ;
Une politique migratoire du PAP plus stricte sur les profils qui peuvent obtenir un visa.
Le pendant de cette tendance est que la communauté qui reste devient plus sédentaire, avec plusieurs nouvelles générations nées localement. Beaucoup grandissent avec le sentiment d&amp;rsquo;être Singapourien.&lt;/p>
&lt;p>A partir des années 90, la tendance s’inverse. La politique d&amp;rsquo;immigration de la cité-état se libéralise pour attirer plus de migrants qualifiés. Les diplômés originaires des pays asiatiques sont favorisés, le gouvernement anticipant une intégration plus facile au sein de la population locale, suivie d’une possible naturalisation pour remédier à la faible natalité de la population locale. Conséquemment, le nombre de résidents permanents d’origine indienne augmente fortement.&lt;/p>
&lt;p>Aujourd’hui, plus de 20% des résidents permanents de l&amp;rsquo;île ont un passeport Indien. Le nombre cumulé de résidents permanents et citoyens de culture indienne représente 9% de la population totale.&lt;/p>
&lt;h2 id="et-aujourdhui-">Et aujourd’hui ?&lt;/h2>
&lt;p>Des trois communautés de Singapour, celle des Indiens est la mieux éduquée et la plus prospère. Les Indiens sont très représentés dans les professions intellectuelles telles que le droit, l’enseignement ou la diplomatie. Beaucoup ont aussi pris part activement à la vie politique locale ; la plupart du côté du parti au pouvoir en tant que représentant, ministres (S. Rajaratnam), et ancien président (SR Nathan), certains dans l’opposition tels que JB et Kenneth Jeyaratnam.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2023-02-ihc-gallery.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Indian Heritage Centre Singapour&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Sources&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>Singapore Census 2020&lt;/li>
&lt;li>Singapore: A Biography de Mark R. Frost&lt;/li>
&lt;li>The population of Singapore de Saw Swee-Hock&lt;/li>
&lt;li>Indians in Singapore 1819–1945: Diaspora in the Colonial Port City de Rajesh Rai&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Jet Lag</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-jet-lag/</link><pubDate>Thu, 29 Dec 2022 19:18:19 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-jet-lag/</guid><description>&lt;p>Les nouveaux horaires de SQ pour le vol CDG-SIN sont top pour les départs, moins pour les arrivées. Notre rythme circadien en est tout perturbé (ainsi que notre balance&amp;hellip;). Petit pantun écrit avec sept fuseaux horaires de décalage. Que Hélios, dieu de la mélatonine, entende nos adjurations.&lt;/p>
&lt;h2 id="éphémère">Éphémère&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Ho-oo, Hooo, le Koël appel&lt;br>
Du haut de sa branche perchoir&lt;br>
Juste arrivé dans l&amp;rsquo;archipel&lt;br>
Est-on le matin ou le soir?&lt;/p>
&lt;p>Du haut de sa branche perchoir&lt;br>
Il aime le lever du jour&lt;br>
Est-on le matin ou le soir?&lt;br>
Va-t-il s&amp;rsquo;arrêter ce balourd!&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Les cours pour enfants à l’Alliance Française</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-cours-alliance-francaise/</link><pubDate>Wed, 30 Nov 2022 08:52:39 +0100</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-cours-alliance-francaise/</guid><description>&lt;p>En plus de ses nombreuses activités culturelles, il est bon de rappeler que l’Alliance Française a pour mission première de développer l’enseignement et l’usage de la langue française.&lt;/p>
&lt;p>Pour les jeunes familles avec enfants qui grandissent dans la grenouillère linguistique qu’est Singapour, ces cours peuvent être une bouée d’amarrage de langue et culture françaises. Tant pour ceux qui ont déjà une oreille française, que pour ceux qui entendent nos jolis “/R/” pour la première fois.&lt;/p>
&lt;p>Mes enfants faisant partie de ceux-là, je me suis intéressé à la question. Quelles sont les options de cours français à l’Alliance pour les plus jeunes ?&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/cours-francais-pour-enfants-alliance-francaise-351201">Les cours de français pour les enfants à l’Alliance Française&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-11-af-theatre.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Cours de théâtre à l&amp;#39;Alliance Française&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="pour-les-maternelles-zouzous">Pour les maternelles (Zouzous)&lt;/h2>
&lt;p>Les enfants sont répartis par groupes d’âge et les petits francophones et non-francophones partagent la même classe. Pour les plus grands, les classes sont réparties selon le niveau d’exposition au français, comme on le verra par la suite. Mais revenons à nos petits. Quels sont leurs programmes ?&lt;/p>
&lt;h3 id="les-pré-zouzous-cours-déveil">Les Pré-Zouzous cours d’éveil&lt;/h3>
&lt;ul>
&lt;li>12 à 24 mois&lt;/li>
&lt;li>45 minutes par sessions&lt;/li>
&lt;li>6 enfants par classe + 6 adultes accompagnant&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;h3 id="les-zouzous">Les Zouzous&lt;/h3>
&lt;ul>
&lt;li>24 mois jusque jusqu’à 5 ans&lt;/li>
&lt;li>90 minutes par sessions&lt;/li>
&lt;li>10 par classes (sans parents, mais avec un professeur et une assistante maternelle)&lt;/li>
&lt;li>Un à deux fois par semaines&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;p>Les enfants apprennent grâce à des activités dédiées. Même la période de pause (le goûter !) est mise à profit pour enseigner le français, sa culture et son savoir-vivre - quatre-quarts, madeleines, etc.&lt;/p>
&lt;table>
&lt;thead>
&lt;tr>
&lt;th>&lt;/th>
&lt;th>Heures&lt;/th>
&lt;th>Semaines&lt;/th>
&lt;th>Couts (S$)&lt;/th>
&lt;/tr>
&lt;/thead>
&lt;tbody>
&lt;tr>
&lt;td>Les Pré-Zouzous&lt;/td>
&lt;td>6h&lt;/td>
&lt;td>8&lt;/td>
&lt;td>290&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>Les Zouzous&lt;/td>
&lt;td>12h&lt;/td>
&lt;td>8&lt;/td>
&lt;td>430&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>Les Zouzous x 2&lt;/td>
&lt;td>24h&lt;/td>
&lt;td>8&lt;/td>
&lt;td>750&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;/tbody>
&lt;/table>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-11-af-zouzous.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Cours zouzous à l&amp;#39;Alliance Française&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="pour-les-plus-grands">Pour les plus grands&lt;/h2>
&lt;p>Tout commence par un test (gratuit) et une classe d’essai pour les placer dans les meilleures conditions d’apprentissage et de réussite selon leur âge et compétences.&lt;/p>
&lt;h3 id="franco---français-langue-natale">Franco - Français langue natale&lt;/h3>
&lt;p>Pour ceux qui parlent le français à la maison mais sont en école non-francophone, ou ceux qui découvrent un système scolaire en français et ont besoin d’un peu de soutien.&lt;/p>
&lt;p>Les Franco-Kids et Franco-Teens (300 enfants en 2022) apprennent les savoirs et savoirs faire éducatifs français. Objectif : que la langue de Molière leur soit plus naturelle. Bonus, ils pourront (ré)-intégrer plus facilement le système éducatif français s&amp;rsquo;ils le souhaitent.&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>5 à 15 ans&lt;/li>
&lt;li>90 minutes par session&lt;/li>
&lt;li>Un fois par semaine&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;h3 id="loustics--adomania---fançais-langue-étrangère">Loustics &amp;amp; Adomania - Fançais langue étrangère&lt;/h3>
&lt;p>Pour ceux qui découvrent le français et veulent avant tout savoir le parler et le lire.&lt;/p>
&lt;p>Avec les méthodes Loustics et Adomania (400 enfants en 2022), les enfants améliorent leurs capacités d&amp;rsquo;expression orale et d’écoute à travers un large éventail d&amp;rsquo;activités telles que des jeux, des chansons et des jeux de rôle.&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>6 à 15 ans&lt;/li>
&lt;li>90 minutes par session&lt;/li>
&lt;li>Un fois par semaines&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;h3 id="pour-les-vacances">Pour les vacances&lt;/h3>
&lt;p>Pendant les vacances, les enfants peuvent rejoindre des camps d’immersion. Qu’ils soient Loustics, Franco-Kids ou nouvel arrivant, ils pourront apprendre et se défouler grâce à de nombreux ateliers et activités pédagogiques : jeux de société, cuisine, bricolages, théâtre, musique et autres projets créatifs.&lt;/p>
&lt;p>Le programme idéal pour que les enfants améliorent leur française de manière ludique et motivante - et laisser aux plus grands le temps de recharger les batteries !&lt;/p>
&lt;table>
&lt;thead>
&lt;tr>
&lt;th>&lt;/th>
&lt;th>Heures&lt;/th>
&lt;th>Semaines&lt;/th>
&lt;th>Couts (S$)&lt;/th>
&lt;/tr>
&lt;/thead>
&lt;tbody>
&lt;tr>
&lt;td>Franco&lt;/td>
&lt;td>16h&lt;/td>
&lt;td>8&lt;/td>
&lt;td>460&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>Loustics &amp;amp; Adomania&lt;/td>
&lt;td>12h&lt;/td>
&lt;td>8&lt;/td>
&lt;td>285&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>Vacances&lt;/td>
&lt;td>8h&lt;/td>
&lt;td>1&lt;/td>
&lt;td>200&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;/tbody>
&lt;/table>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-11-af-cuisine.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Cours de cuisine à l&amp;#39;Alliance Française&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="une-option-pour-tous">Une option pour tous&lt;/h2>
&lt;p>Ces nombreuses options permettent à chacun de trouver la classe qui permettra à son enfant d’apprendre le français dans les meilleures conditions. Les parents studieux pourront suivre leurs cours en parallèle de leurs protégés. Ceux qui le sont moins, ou qui savent lire Proust sans soucis, peuvent attendre tranquillement leurs apprenants en herbe à So France et à la bibliothèque. Une option qui me conviendra très bien l’an prochain !&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>Il nous faut en riant instruire la jeunesse.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Molière&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;h2 id="lalliance-française-cest-aussi">L’Alliance Française c’est aussi&lt;/h2>
&lt;ul>
&lt;li>Cours immersifs individuels ou en classe pour adultes.&lt;/li>
&lt;li>Services de traduction et notariat de documents officiels.&lt;/li>
&lt;li>Nombreuses activités de Team Building pour entreprises.&lt;/li>
&lt;li>La médiathèque et ses 18,000 références livres, magazines, CDs et DVDs.&lt;/li>
&lt;li>Le centre d’examen officiel pour les diplômes internationaux de langue française (DELF/DALF) et les tests d’évaluation du français pour accéder à la nationalité française (TEF).&lt;/li>
&lt;li>De nombreux événements et expositions pour mieux faire connaître la culture française et les cultures francophones, dans toutes leurs dimensions.&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;h2 id="liens-utiles">Liens utiles&lt;/h2>
&lt;ul>
&lt;li>&lt;a href="https://alliancefrancaise.org.sg/">Site de l’Alliance Française&lt;/a> (bien évidemment)&lt;/li>
&lt;li>Lien vers la page listant &lt;a href="https://alliancefrancaise.org.sg/french-class/group-classes?focus=kids#/">tous les cours offerts&lt;/a> par l’AF&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/lalliance-francaise-de-singapour-celebre-ses-70-ans-266773">L’Alliance française de Singapour célèbre ses 70 ans!&lt;/a>&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;p>&lt;em>Merci à Emeline Colson, Directrice des cours AF Singapour, pour ses explications et avoir relu/amélioré cet article.&lt;/em>&lt;/p></description></item><item><title>Le COE, Kezako</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-coe-kezako/</link><pubDate>Wed, 09 Nov 2022 08:29:33 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-coe-kezako/</guid><description>&lt;p>Singapour est souvent présenté comme un modèle en matière de gestion des véhicules.
Ce modèle a un prix. Les voitures et motos qui sillonnent les routes dégagées de la cité-état sont les plus chères au monde. Et cela n’est pas seulement dû à la forte densité de Mercedes, Ferrari ou Ducati.&lt;/p>
&lt;p>Principal responsable, le fameux COE, un certificat d’habilitation qui donne le droit d’acheter et de posséder un véhicule. Après avoir atteint un niveau record pour les voitures en Juillet 2022, c’était au tour des motos le mois dernier.&lt;/p>
&lt;p>Pourquoi Singapour a-t-il créé un tel système? Comment est calculé le COE? Est-il destiné à rester si cher?&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/le-coe-singapour-quesaco-349855">Le COE à Singapour, quésaco ?&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="doù-vient-le-coe-">D’où vient le COE ?&lt;/h2>
&lt;p>La croissance rapide de Singapour après l’indépendance a eu pour conséquence d’engorger ses routes. Dans les années 80, les capots à capots étaient devenus fréquents. Pour ne pas connaitre le futur de Jakarta ou Kuala Lumpur, le gouvernement fit ce qu’il aime le plus: créer une commission pour analyser et répondre au problème.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-11-traffic-serangoon-1979.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Serangoon Road en 1979 © National Archives of Singapore&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>La commissions a rendu son verdict début 1990. Singapour se donnera les moyens de créer un système de transports publics efficace, et désengorgera les routes en faisant de la voiture un luxe. Le certificat d&amp;rsquo;admissibilité (COE) fut introduit dans la foulée. Il permettra aux autorités de mieux contrôler le nombre de véhicules enregistrés dans la ville.&lt;/p>
&lt;h2 id="comment-fonctionne-le-coe">Comment fonctionne le COE?&lt;/h2>
&lt;p>Pour acheter et conduire un véhicule, il faut lui obtenir un COE. Il peut venir attaché à la voiture, ou être acheté séparément. Il est bon pour 10 ans, avec une option pour payer une prime de quota pour le renouveler pour 5 à 10 ans.&lt;/p>
&lt;p>Le nombre de COE émis chaque année est réglementé par un système de quotas calculé par le gouvernement. Cette limite supérieur fait que les enchères bi-mensuelles par appel d’offre peuvent voir leurs prix s’envoler lorsque la demande est forte.&lt;/p>
&lt;p>Il existe cinq catégories, chacune avec ses prix:&lt;/p>
&lt;table>
&lt;thead>
&lt;tr>
&lt;th>Catégorie&lt;/th>
&lt;th>Prix COE Juillet&lt;/th>
&lt;th>Prix COE Septembre&lt;/th>
&lt;th>Différence&lt;/th>
&lt;/tr>
&lt;/thead>
&lt;tbody>
&lt;tr>
&lt;td>A – jusqu’à 1600CC&lt;/td>
&lt;td>$86,000&lt;/td>
&lt;td>$84,000&lt;/td>
&lt;td>-$2,000&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>B – plus de 1600CC&lt;/td>
&lt;td>$113,000&lt;/td>
&lt;td>$108,051&lt;/td>
&lt;td>-$4,949&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>C – Vehicules utilitaires &amp;amp; autobus&lt;/td>
&lt;td>$64,989&lt;/td>
&lt;td>$67,001&lt;/td>
&lt;td>$2,012&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>D – Motos&lt;/td>
&lt;td>$11,301&lt;/td>
&lt;td>$11,589&lt;/td>
&lt;td>$288&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>E – “open” (sauf moto)&lt;/td>
&lt;td>$113,299&lt;/td>
&lt;td>$107,201&lt;/td>
&lt;td>-$6,098&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;/tbody>
&lt;/table>
&lt;p>Résultat, le prix moyen d’une Peugeot 3008 neuve est de S$ 180,000 (soit 128,000 €). Quel sacré numéro!&lt;/p>
&lt;h2 id="est-il-destiné-à-rester-si-cher">Est-il destiné à rester si cher&lt;/h2>
&lt;p>Après avoir fortement augmentés ces dernier mois, les prix ont atteint des niveaux historiques. Les spécialistes pensent que ces prix devraient rester élevés un moment. Ils identifient en effet de trois grandes tendances:&lt;/p>
&lt;ol>
&lt;li>Une demande forte de flottes de co-voiturage et de coursiers tels que Grab, Go-Jek, ou FoodPanda.&lt;/li>
&lt;li>Les arrivées de riches familles de Hong Kong et de Chine qui sont prêtes à dépenser pour gagner en mobilité;&lt;/li>
&lt;li>Enfin, le nombre croissant de personnes qui font des offres en direct. En effet, Tesla laisse ses clients acheter leur propre COE, une première pour un grand concessionnaire à Singapour. Les acheteurs de Tesla ont donc tendance a faire des offres au plus fort pour être sur de pouvoir conduire leur nouveau Model 3.&lt;/li>
&lt;/ol>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-11-road-singapore-pichler.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Middle Road par Sebastian Pichler © Unsplash&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Au final, si les prix élevés du COE sont la principale raison du coût très élevés des voitures sur Singapour, il ont aussi pour effet de renouveler fréquemment son parc automobile (qui paierai S$100,000 pour une voiture vieille de 10 ans?), et offrir une qualité de circulation qui laisserai Bison Futé vert de plaisir.&lt;/p>
&lt;p>&lt;strong>Liens interessants:&lt;/strong>&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>&lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/circuler-moto-temoignage-motarde-328945">Circuler à moto à Singapour : Témoignage d’une motarde&lt;/a>&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/modele-gestion-automobile-321334">Singapour, un modèle en matière de gestion de l’automobile?&lt;/a>&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://onemotoring.lta.gov.sg/content/onemotoring/home/buying/upfront-vehicle-costs/certificate-of-entitlement--coe-.html">Certificate of Entitlement (COE)&lt;/a> du du Land Transport Authorities&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Retours Orientaux</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-retours-orientaux/</link><pubDate>Thu, 20 Oct 2022 17:14:45 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-retours-orientaux/</guid><description>&lt;p>Pantun Sayang vient de lancer l’édition 2022 de son &lt;a href="http://pantun-sayang-afp.fr/2022/10/concours-2022/">Concours de Pantouns Francophones&lt;/a>. Une belle occasion de se décrasser les méninges et les phalanges.&lt;/p>
&lt;p>Premier jet.&lt;/p>
&lt;h2 id="retours-orientaux">Retours Orientaux&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Qu&amp;rsquo;elle soit verte, imbriquée ou de Luth,&lt;br>
La tortue aime retrouver sa plage.&lt;br>
Qu&amp;rsquo;il soit d&amp;rsquo;Orient ou rue de la Butte,&lt;br>
Le voyageur aime voir son village.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title> D’où viennent les Chinois de Singapour ?</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-origines-chinois-singapour/</link><pubDate>Sat, 15 Oct 2022 07:45:03 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-origines-chinois-singapour/</guid><description>&lt;p>Saviez-vous que Singapour est le seul pays avec la Chine et Taïwan où le mandarin est langue officielle ? Comment une île enclavée au milieu de la péninsule malaise est-elle devenue à majorité ethnique chinoise ?&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/ou-viennent-chinois-singapour-348138">D’où viennent les Chinois de Singapour ?&lt;/a>&lt;/em>&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-10-straits-association.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Le Premier commité du SCBA © National Archives of Singapore&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="singapura-la-ville-du-lion">Singapura, la ville du lion&lt;/h2>
&lt;p>Plusieurs archives chinoises documentent les habitants de l&amp;rsquo;île et leurs activités commerciales dès le XIe siècle. Des fouilles récentes à Fort Canning ont confirmé que Singapura était une étape importante sur la route commerciale entre la Malaisie et la Chine au XIVe siècle. Il est probable que l&amp;rsquo;île comptait quelques résidents chinois pour y faciliter le commerce.&lt;/p>
&lt;p>Mais la conquête néerlandaise de Malacca au XVIe siècle a eu pour effet domino d’abîmer les liens entre le sultanat de Johor et leurs alliés traditionnels les Orang Laut (gens de la mer en Malais). À mesure que les liens commerciaux s’étiolaient, la population de l’île déclina. Au point qu’il ne restait plus qu’une centaine d’habitants au début des années 1800, dont une poignée de Chinois.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>&lt;strong>Première réponse à notre question : les Chinois de Singapour sont tous issus de l’immigration.&lt;/strong>&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="les-débuts-britanniques">Les débuts britanniques&lt;/h2>
&lt;p>En 1819, le britannique sir Thomas Stamford Raffles achète l’île au sultan de Johor. Dans la foulée, William Farquhar, le premier résident et commandant officiel de Singapour, active son réseau de Malacca. En cinq ans, plus de 3,000 Chinois Peranakan (aussi appelés Baba-Nyonya) font le voyage vers la nouvelle colonie. Ils représentaient près du tiers de la population de l’île en 1824. (Pour en savoir plus sur cette période charnière, (re)lire l’excellent &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/bicentenaire-de-la-fondation-de-singapour-comment-est-ce-arrive-249445">Bicentenaire de la fondation de Singapour - Comment est-ce arrivé&lt;/a> ?).&lt;/p>
&lt;p>Ils formeront un des socles de la nouvelle colonie britannique. Leur multiculturalisme et leur sens des affaires leur permettant d’agir comme intermédiaires entre les différentes communautés et les autorités britanniques.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>&lt;strong>Deuxième réponse à notre question : la première vague d’immigrants chinois est venue des communautés de la péninsule Malaise.&lt;/strong>&lt;/em>&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-10-peranakan.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Portraits d’un couple Peranakan © National Archives of Singapore&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="de-port-franc-à-colonie-de-la-couronne">De port franc à colonie de la couronne&lt;/h2>
&lt;p>Les affaires allant bon train, les réseaux existants de la Nanyang (mer de Chine méridionale) font circuler la bonne adresse. Les marchands de Malacca, Penang et Hong Kong font venir sur l’île un nombre croissant de leurs familles, associés et compatriotes pour développer leurs affaires.&lt;/p>
&lt;p>En parallèle, les Britanniques transportent des travailleurs chinois et indiens pour travailler dans les plantations de leurs colonies. Si beaucoup font juste escale en direction des plantations de Malaisie et du Sabah, certains restent dans la ville du lion. Ce sont les fameux &lt;em>coolies&lt;/em>, des travailleurs sous contrat qui gagnent leur pain quotidien en transportant de l’eau, en tirant des rickshaws, ou en travaillant dans les plantations de gambiers locales.&lt;/p>
&lt;p>Tant et si bien que la population chinoise finit par dépasser celle malaise. Plus des deux tiers des résidents de Singapour en 1870 sont d’origine chinoise.&lt;/p>
&lt;p>Bien que la grande majorité viennent des régions du sud de la Chine, les communautés sont bien distinctes. Elles se regroupent par dialecte, coutumes, et occupations de prédilection. Beaucoup ont aussi leurs sociétés secrètes.&lt;/p>
&lt;p>Les trois quarts sont originaires du Fujian (&lt;em>Hokkien&lt;/em>) ou du Guangdong (&lt;em>Teochew&lt;/em>). Les 25% restants sont originaires du Guangzhou (&lt;em>Cantonais&lt;/em>), du Hainan (&lt;em>Hainanais&lt;/em>), ou du reste de la Chine (dont les fameux &lt;em>Hakka&lt;/em> et la famille Lee).&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>&lt;strong>Troisième réponse à notre question : la plupart des Chinois de Singapour arrivés pré-WWII viennent des régions du sud de la Chine.&lt;/strong>&lt;/em>&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-10-coolies.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>&amp;#39;Coolies&amp;#39; Chinois © National Archives of Singapore&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="wwii-et-lindépendance">WWII et l’indépendance&lt;/h2>
&lt;p>La Seconde Guerre mondiale a vu ces flux s’inverser telle une fontaine à balancier asiatique. Les jeunes les plus fraîchement arrivés, ainsi que les plus patriotiques, rentrèrent défendre la mère patrie aux débuts de la guerre en 1937. Par la suite, la féroce occupation de Singapour par les Japonais a coûté la vie à plus de 70,000 Singapouriens d’origine chinoise.&lt;/p>
&lt;p>La fin de l’occupation japonaise permit à notre fontaine de reprendre son flux normal. Le développement rapide qui suivit créa un appel d’air qui a attiré de nombreux immigrants. En plus de la forte croissance démographique locale, de nombreux Chinois de Malaisie arrivèrent pour échapper aux tensions raciales de la péninsule, pendant que des Chinois du continent fuirent le Maoïsme.&lt;/p>
&lt;p>Dans les années qui ont suivi l’indépendance, de nombreux travailleurs sont arrivés de Chine pour aider à construire la ville. Beaucoup de ceux qui le pouvaient choisirent de rester à la fin de leur contrat. La situation de la Cité-Etat étant plus favorable que celle du continent.&lt;/p>
&lt;p>Plus récemment, le gouvernement semble avoir favorisé les demandes de citoyennetés de résidents permanents ethniquement chinois pour remédier à une natalité en berne et garder les ratios ethniques de la ville stable. Les candidats avec les meilleures chances d’obtenir le précieux sésame semblent être ressortissants des pays d’ASEAN d’origines chinoise avec diplômes.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>&lt;strong>Dernière réponse à notre question : les Chinois de Singapour viennent donc principalement de la région ASEAN et de Chine pour les plus qualifiés.&lt;/strong>&lt;/em>&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-10-chinese-show.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Démonstration d’art martial chinois © National Archives of Singapore&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="chinois-de-singapour-ou-singapourien-chinois-">Chinois de Singapour ou Singapourien Chinois ?&lt;/h2>
&lt;p>Si la mémoire migratoire reste vive, les Singapouriens se sont façonné une Nation riche et puissante. Ils ont acquis un sentiment patriotique propre et fort. Ils sont Singapouriens avant tout.&lt;/p>
&lt;p>Ceux qui visitent le village de leurs ancêtres, pour reconnecter avec leurs racines ou consulter leurs tables de parenté familiales, reviennent souvent avec la réalisation du chemin parcouru depuis que leurs aïeux ont fait route vers la petite île enclavée au milieu de la péninsule malaise.&lt;/p>
&lt;h3 id="sources">Sources&lt;/h3>
&lt;ul>
&lt;li>&lt;a href="https://corporate.nas.gov.sg/">National Archives of Singapore&lt;/a>&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://amzn.to/3rXITlL">Singapore: A Biography&lt;/a> de Mark R. Frost&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://amzn.to/3Tsw3rH">The population of Singapore&lt;/a> de Saw Swee-Hock&lt;/li>
&lt;li>A Question of ‘Chineseness’: The Chinese Diaspora in Singapore 1819–1950s de Ling-yin&lt;/li>
&lt;li>Chinese Migration to Singapore: Discourses and Discontents in a Globalizing Nation-State de Brenda S.A. Yeoh and Weiqiang Lind&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Endurcit</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-endurcit/</link><pubDate>Thu, 13 Oct 2022 17:08:55 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-endurcit/</guid><description>&lt;p>Je trouve les pantuns à deux strophes plus intéressants. Surtout quand ils sont en octosyllabes. Ils demandent plus d&amp;rsquo;efforts. Le plaisir de trouver la formule qui marche (pour ne pas dire la bonne) en est plus doux.&lt;/p>
&lt;h2 id="esprit-fort">Esprit Fort&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>L&amp;rsquo;eau bouillante amollit les pommes&lt;br>
Nos œufs en sortent endurcis&lt;br>
La calamité mollit l&amp;rsquo;homme&lt;br>
Son esprit en sort raffermi&lt;/p>
&lt;p>Nos œufs en sortent endurcis&lt;br>
L&amp;rsquo;épreuve est de les écaler&lt;br>
Son esprit en sort raffermi&lt;br>
Reste à ne pas le dévoyer&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Esprit Fort</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-esprit-fort/</link><pubDate>Mon, 03 Oct 2022 12:19:44 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-esprit-fort/</guid><description>&lt;p>Premier pantun d&amp;rsquo;Octobre.&lt;/p>
&lt;h2 id="esprit-fort">Esprit Fort&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Pour plier un bambou sans efforts,&lt;br>
on le chauffe fraîchement coupé.&lt;br>
Pour plier sans casser l&amp;rsquo;esprit fort,&lt;br>
on le confronte sans le châtier.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>La Secondaire en école locale</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-secondaire-locale/</link><pubDate>Thu, 29 Sep 2022 10:52:00 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-secondaire-locale/</guid><description>&lt;p>Après six ans de primaire, les élèves en &lt;a href="https://jduquesne.com/post/ecoles-locales/">école locale&lt;/a> passent leur examen de fin d’études élémentaires, le fameux PSLE (Primary School Leaving Examination). C’est un des rites de passage les plus important de la vie Singapourienne.&lt;/p>
&lt;p>Si le taux de réussite est excellent, 98.4 % en 2021, le passer n’est pas en soi suffisant. Cet examen sert surtout à orienter les élèves entre les différentes filières du secondaire - et choisir leurs écoles pour les plus kiasu. Quels choix se présentent aux nouveaux diplômés ? Est-il judicieux pour les non-singapouriens de poursuivre dans le système local ?&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/secondaire-ecole-locale-singapour-347169">La Secondaire en école locale à Singapour&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="le-labyrinthe-des-filières-secondaires-locales">Le labyrinthe des filières secondaires locales&lt;/h2>
&lt;p>&lt;strong>Express&lt;/strong>: un cursus de quatre ans menant a l’examen General Certificate of Education (GCE) de niveau « O » - communément appelé O-level. Les élèves qui obtiennent leur O-level peuvent postuler a toutes les filières, qu’elles soient dans un collèges pré-universitaire, une écoles polytechniques (Nanyang, Ngee Ann, Republic, Singapore ou Temasek), ou un instituts d&amp;rsquo;enseignement technique (ITE).&lt;/p>
&lt;p>&lt;strong>Normal (Académique)&lt;/strong>: un cursus de quatre ans menant a l’examen GCE de niveau « N » - communément appelé N(A)-level. Les élèves qui obtiennent leur N(A) peuvent postuler à une des écoles polytechniques de Singapour ou aux ITE. Ils peuvent également choisir de rester dans l&amp;rsquo;enseignement secondaire une année de plus pour tenter leur O-level.&lt;/p>
&lt;p>&lt;strong>Normal (Technique)&lt;/strong>: un cursus de quatre ans menant a l’examen GCE de niveau « N » - communément appelé N(T)-level. Les élèves qui obtiennent leur N(T) peuvent postuler aux ITE. Ils peuvent également choisir d’étudier une année supplémentaire pour les examens N(A).&lt;/p>
&lt;p>Les plus brillants ont l’option de rejoindre des programmes intégrés (IP) combinant collège et lycée. Ces formations “expressway” sont généralement conseillées pour ceux qui comptent rester sur Singapour pour leurs études supérieures.&lt;/p>
&lt;p>Enfin, ceux qui ont des vocations précoces, peuvent postuler pour rejoindre une école vocationelle telle que la School of the Arts (SOTA), LaSalle, Nanyang College of fine arts ou la School of Science and Technology pour étudier les arts, le design ou les sciences appliquées.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-09-filieres.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Un parcours digne de Thesée !&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Ce système a pour but de placer au mieux l’élève pour que son école et son cursus correspondent à ses besoins éducatifs. À cette fin, il existe des passerelles entre les formations. Les élèves en première année de secondaire N(A) ont la possibilité de passer en Express si leurs résultats sont bons. De même pour les élèves en troisième année d’Express vers IP.&lt;/p>
&lt;h2 id="quel-résultats-pour-quelle-filière">Quel résultats pour quelle filière&lt;/h2>
&lt;p>Un étudiant qui obtient un score au PSLE de 20, c’est-à-dire une moyenne de 5 pour chaque matière (Anglais, Math, Science et MTL), est admissible dans la filière Express. Pour ceux qui visent les Programmes Intégrés, il leur faut un score de moins de 10 pour être admissible.&lt;/p>
&lt;table>
&lt;thead>
&lt;tr>
&lt;th>Filière&lt;/th>
&lt;th>Résultat au PSLE&lt;/th>
&lt;/tr>
&lt;/thead>
&lt;tbody>
&lt;tr>
&lt;td>Express (IP)&lt;/td>
&lt;td>7 à 9&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>Express (O level)&lt;/td>
&lt;td>8 à 22&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>Normal (Académique)&lt;/td>
&lt;td>21 à 25&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>Normal (Technique)&lt;/td>
&lt;td>26 à 30&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;/tbody>
&lt;/table>
&lt;p>Pour référence, 68 % des étudiants ont pu entrer en Express, 18.9 % en Normal (A) et 11.1 % en Normal (T) en 2021.&lt;/p>
&lt;p>À noter que les écoles mettent en ballotage les élèves si elles sont sur-souscrites. La priorité est donnée aux élèves singapouriens à niveau de résultat au PSLE équivalent. Par exemple, si ACS requiert un résultat de 10 pour entrer en Express, un élève non-singapourien devra avoir un score au PSLE de 7, 8 ou 9 pour avoir une chance d’être admissible. La préférence au local n’est pas que pour les offres d’emplois…&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-09-acs.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Anglo-Chinese School (ACS) Barker Road&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="vers-une-intégration-entre-filières">Vers une intégration entre filières&lt;/h2>
&lt;p>Ce système de filières, en place depuis des décennies, est en pass d’être aboli. À partir de 2024, tous les élèves de première année de secondaire suivront des matières basées sur le format de bandes basées sur les matières.&lt;/p>
&lt;p>Il n&amp;rsquo;y aura plus de cours séparés Express, N(A) et N(T). Les étudiants seront dans des classes mixtes où ils pourront interagir avec des pairs de forces et d&amp;rsquo;intérêts différents. Ils seront aussi invités à approfondir leurs apprentissages dans les Humanités (Géographie, Histoire et Littérature en anglais) à un niveau plus exigeant dès la Secondaire 2.&lt;/p>
&lt;h2 id="la-secondaire-locale-toujours-une-option-viable-">La secondaire locale, toujours une option viable ?&lt;/h2>
&lt;p>Tous les élèves de primaire qui ont passé leur PSLE sont admissibles en secondaire. Les enfants qui ne sortent pas de la primaire Singapourienne doivent passer un examen AEIS et espérer qu&amp;rsquo;une place soit libre. Tous les détails sur les critères de sélection et admissions en secondaire 1, 2 et 3 pour les étudiants internationaux, sont trouvables sur l&amp;rsquo;excellent site du Ministry of Education : &lt;a href="https://www.moe.gov.sg/international-students/admission">Admissions process for international students&lt;/a>.&lt;/p>
&lt;p>Le choix d’une secondaire dans le système local se fait dans la continuité de celui pour la primaire. Les enseignements sont toujours de qualité et l’intégration dans la société singapourienne d’autant plus immersive qu’une partie des élèves internationaux et leurs familles choisissent la fin de la primaire pour passer en école internationale.&lt;/p>
&lt;p>En effet, si le système singapourien a beaucoup d’atouts pour ceux qui souhaitent rester pour de bons dans la cité-état, le passage au secondaire peut présenter un choix cornélien pour les familles qui ont moins de visibilité sur leur futur dans la cité du lion. Vaut-il mieux continuer dans le système que l’enfant connaît ? Le passer dans une école internationale, ce qui rendrait un potentiel transfert plus facile ? Choisir une école qui correspond mieux au pays ou l’enfant ferait son cursus universitaire ?&lt;/p>
&lt;p>De plus, si les coûts de scolarité restent plus faibles que ceux des écoles internationales, la différence est moindre. En 2022, le coût par mois et par enfant en secondaire est de :
Citoyens singapouriens : entre $5 et $25 par mois;
Résidents permanents : entre $440 et $520 par mois;
Étudiants originaires de l&amp;rsquo;ASEAN : entre $840 et $920 par mois;
Étudiants internationaux : entre $1,600 et $1,770 par mois.&lt;/p>
&lt;p>Certaines écoles semi-privées ou vocationelles peuvent avoir des couts plus élevés. Pour en savoir plus sur les couts de chaque école pour chaque situation, &lt;a href="https://www.moe.gov.sg/financial-matters/fees">cliquez ici&lt;/a>.&lt;/p>
&lt;h2 id="en-conclusion">En conclusion&lt;/h2>
&lt;p>Si l’école locale reste une option très intéressante pour beaucoup, il est fréquent que les élèves étrangers de primaire changent de système pour leur secondaire. Tous ces choix sont valides. Singapour a la chance d’avoir une longue histoire d’excellence dans le domaine éducatif, que l’école soit locale, française ou internationale.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Merci à Ivy Tan-Joanny et Sosee Shih et pour avoir relu et amélioré cet article.&lt;/em>&lt;/p></description></item><item><title>Lilibet</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-lilibet/</link><pubDate>Thu, 22 Sep 2022 10:30:34 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-lilibet/</guid><description>&lt;p>Petit pantun pour &amp;ldquo;The Queen&amp;rdquo;.&lt;/p>
&lt;p>Les Britanniques et le monde lui ont rendu un dernier hommage ce lundi. Elizabeth II restera une figure emblématique de la monarchie britannique. Son parcours et son règne extraordinaires se sont conjugués avec l’histoire du monde.&lt;/p>
&lt;h2 id="lilibet">Lilibet&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Les abeilles virevoltent devant la ruche&lt;br>
Cinq lieues seulement les séparent du Muguet.&lt;br>
Nombre d&amp;rsquo;Anglais ont pris congé, voir la caduque,&lt;br>
pour présenter fleurs et hommage à Lilibet.&lt;/p>
&lt;p>Cinq lieues seulement les séparent du Muguet.&lt;br>
Les apidés filent recueillir le pollen&lt;br>
Nombre d&amp;rsquo;Anglais ont pris congé, voir la caduque,&lt;br>
Leur reine repose tel Marie-Madeleine.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Scope</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-scope/</link><pubDate>Fri, 16 Sep 2022 07:00:06 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-scope/</guid><description>&lt;p>Ecrire des pantouns me manque. J&amp;rsquo;ai donc profité d&amp;rsquo;une matinée pluvieuse pour étirer mes phalanges. Le résultat est ci-dessous.&lt;/p>
&lt;p>Je me suis aussi créé un &amp;ldquo;reminder&amp;rdquo; pour en écrire un par semaine. Je regrette de devoir recourir à ces rappels digitaux, mais sans eux le quotidien prend facilement le dessus sur les bonnes résolutions. Une faiblesse de l&amp;rsquo;homme moderne.&lt;/p>
&lt;h2 id="scope">Scope&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Son petit museau tel un périscope,&lt;br>
la loutre confirme que tout est OK.&lt;br>
Remona feuillette son horoscope.&lt;br>
Ouf ! Tout est parfait pour le grand banquet.&lt;/p>
&lt;p>La loutre confirme que tout est OK.&lt;br>
Sa famille rentre dans sa tanière.&lt;br>
Ouf ! Tout est parfait pour le grand banquet.&lt;br>
Les familles s&amp;rsquo;uniront au grand air.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Le Kaya</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-kaya/</link><pubDate>Tue, 13 Sep 2022 12:54:27 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-kaya/</guid><description>&lt;p>Très populaire dans les pays de la péninsule Malaise, le kaya mérite sa traduction de “riche” en malais. Il est aussi onctueux en goût que riche en histoire et traditions locales. En connaissez-vous l&amp;rsquo;histoire ?&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/le-kaya-le-delice-local-decouvrir-345372">Le Kaya, le délice local à découvrir&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="des-origines-très-locales">Des origines très locales&lt;/h2>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-09-kaya-tourism.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Illustration tirée de la campagne &amp;#39;Toasts of the Town&amp;#39; du Singapore Tourism Board en 2015.&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Comme souvent dans la région, il existe plusieurs histoires sur les origines du kaya (également connu sous le nom de serikaya). Certains disent que c’est une recette portugaise de confiture aux œufs qui incorpore des produits locaux après la conquête du Sultana de Malacca par les Lusitaniens au XVIe siècle. Le lait de coco et les feuilles de pandan remplaçant le lait et les gousses de vanille. Il s’agit de la version Peranakan ou Nyonya Kaya.&lt;/p>
&lt;p>D’autre attribuent ses origines aux premiers immigrants de Hainan. Beaucoup de nouveaux arrivants à Singapour au 19e siècle travaillaient comme cuisiniers sur des navires, des maisons et des hôtels britanniques. Ils ont créé une confiture de coco et sucre de palme pour remplacer les confitures de fruits qui arrivaient vides sur les bateaux de commerce à l’époque. Les marins et locaux en redemandant, les premiers kopitiam (café en Hokkien) proposant des tartines de kaya ouvrirent leurs portes sur Killiney road au début des années 1900. Il s’agit de la version Hainan du Kaya.&lt;/p>
&lt;h2 id="nonya-ou-hainanais-">Nonya ou Hainanais ?&lt;/h2>
&lt;p>Qu’il soit Nyonya ou Hainanais, le Toast au Kaya est un met de base pour de nombreux Singapouriens. Ils le dégustent aussi bien au petit-déjeuner avec des œufs mollets, qu’en casse-croûte de milieu de journée avec un kopi-C.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-09-kaya-toast.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Parfait pour le petit déjeuner&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Tant et si bien que les expatriés singapouriens reviennent souvent de leurs vacances dans la région avec plusieurs pots de Kaya dans leurs bagages. Pour beaucoup, c’est une madeleine de Proust facile à emporter et conserver.&lt;/p>
&lt;p>Attention toutefois. Si tous les kaya incorporent des œufs, des feuilles de pandan, du sucre et du lait de coco, il existe des différences marquées entre les traditions et recettes. Comme pour la Patamilka vs Nutella ou le Coke vs Pepsi, les préférences peuvent être très marquées. Le kaya vert (Nonya) incorpore plus de feuilles de pandan. Le kaya brun (Hainan) tire sa couleur d’une caramélisation plus forte grâce au sucre de palme. Le tour de main joue aussi pour beaucoup dans le résultat final.&lt;/p>
&lt;h2 id="la-recette-kaya-maison">La recette Kaya Maison&lt;/h2>
&lt;p>Pour 1 pot :&lt;br>
Temps de préparation : 5-10 Minutes&lt;br>
Temps de cuisson : 15-30 Minutes&lt;/p>
&lt;p>Ingrédients :&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>40 g sucre de canne&lt;/li>
&lt;li>40 g sucre de palme&lt;/li>
&lt;li>200 ml lait de coco&lt;/li>
&lt;li>4 jaunes d’œufs&lt;/li>
&lt;li>4 feuilles de pandan&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;p>Directions :&lt;/p>
&lt;ol>
&lt;li>Fagotez chaque feuille de pandan avec un nœud simple.&lt;/li>
&lt;li>Mettez les sucres, le lait de coco et les feuilles de pandan dans une casserole. Cuire à feu moyen en mélangeant à l’aide d’une cuillère en bois. Retirer du feu lorsque le lait de coco frissonne.&lt;/li>
&lt;li>Battez les jaunes d’œufs dans un bol. Ajoutez 1/3 de la mixture de lait de coco en remuant pour amener à température, avant d’incorporer à la casserole.&lt;/li>
&lt;li>Cuire à basse température pendant 15 - 30 minutes. C’est prêt quand la confiture nappe le dos de votre cuillère. Au plus le temps de cuisson est long, au plus votre kaya sera caramélisé.&lt;/li>
&lt;li>Quand vous êtes satisfait de la texture et de la couleur de votre kaya, retirez les fagots de pandan et transférer dans un bocal.&lt;/li>
&lt;li>Laisser reposer au frigo avant de déguster dans les 10 jours sur une tartine beurrée.&lt;/li>
&lt;/ol>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-09-kaya-raffles.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Le Kaya du Raffles Hotel&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="bon-plans">Bon plans&lt;/h2>
&lt;ul>
&lt;li>Remplace avantageusement le sirop d’érable / Nutella sur vos pancakes et gaufres.&lt;/li>
&lt;li>C’est une bonne idée cadeau. Celle de Ya Kun ($6.30) est parfaite pour les petits cousins. Pour les tantes et les grands-parents, celle du Raffles Hotel présente bien et reste à prix abordable ($12.90).&lt;/li>
&lt;li>Si vous en ramenez dans vos bagages pour des amis Singapouriens, demandez-leur quelle marque acheter. Il serait dommage de leur ramener un pot de Patamilka alors qu’ils rêvent de Nutella depuis des semaines.&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>La Dame de Pic décroche sa première étoile en Asie</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-dame-pic-etoile/</link><pubDate>Wed, 24 Aug 2022 10:29:21 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-dame-pic-etoile/</guid><description>&lt;p>Décernée le 12 juillet dernier, c’est la première étoile Michelin pour le Raffles et la première en Asie pour Anne-Sophie Pic. La femme cheffe la plus étoilée au monde en a désormais dix : 3 à Valence, 2 à Lausanne et Londres, 1 à Paris, Megève et désormais Singapour.&lt;/p>
&lt;p>Pari collaboratif réussi pour cette grande dame de la cuisine française et l’illustre hôtel singapourien.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/la-dame-de-pic-premiere-etoile-en-asie-343928">La Dame de Pic décroche sa première étoile en Asie&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="dixième-étoile-pour-anne-sophie-pic">Dixième étoile pour Anne Sophie Pic&lt;/h2>
&lt;p>La cheffe valentinoise s’est dit « très heureuse de voir la Dame de Pic, Raffles Singapour ainsi récompensé - Preuve du travail, de l’abnégation et de la patience dont nos équipes ont su faire preuve pendant la période difficile qui a suivi l&amp;rsquo;ouverture du restaurant. »&lt;/p>
&lt;p>Pour moi, cette étoile brille d’un éclat particulier car elle illumine ma fascination pour les cultures asiatiques et leurs cuisines, comme elle illumine la collaboration entre la Maison Pic et le Raffles, symboles de tradition historique et modernité. - Anne Sophie Pic.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-07-pic-restaurant.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>La Dame de Pic, Raffles Singapore&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="une-première-en-asie-et-pour-le-raffles">Une première en Asie et pour le Raffles&lt;/h2>
&lt;p>Chef de Cuisine Francesco Di Marzio est arrivé il y a un an pour prendre le relais de Chef Kevin Gatin. Il a su relever avec brio le challenge du changement dans la continuité, avec à la clé une première étoile en Asie pour le groupe Pic. Succès d’autant plus mérités que l’année 2021 fut difficile pour la restauration dans la cité-Etat.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-07-chef-francesco.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Chef Francesco Di Marzio&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>D’origine italienne, Chef Francesco a beaucoup voyagé (San Francisco, Londres, Hong Kong) avant de rejoindre le groupe Pic en 2017. De ses origines, voyages et expériences, Chef Francesco a gardé un amour des produits locaux : « J’aime travailler avec les produits régionaux. Légumes des Cameron Highlands, poissons du Japon, herbes et fleurs de nos jardins du Raffles ! »&lt;/p>
&lt;p>Les jardins aromatiques du Raffles Hotel, fraichement plantés il y a quelque mois, se trouvent à deux pas du restaurant - on ne peut plus local ! Une belle occasion de découvrir les plantes du coin, et faire une balade digestive en fin de repas pour y (re)découvrir en racine les senteurs et saveurs fraichement dégustées.&lt;/p>
&lt;h2 id="le-local-mis-à-lhonneur">Le local mis à l’honneur&lt;/h2>
&lt;p>Les habitués seront heureux de retrouver les plats qui ont fait le succès des restaurants d’Anne-Sophie Pic, tels que la tomate myriade, le pigeon de Bresse ou le millefeuille signature ; le tout rythmé par les accords accord mets-boissons (superbe carte de vins et de thés, sakés, whiskies, cocktails, jus, …) sélectionnés par le chef sommelier Justin Wee. Saurez-vous y trouver les touches de local et de saison apportées par Chef Francesco, ses sous-chefs Harvey Hsieh et Matteo Santalucia et leur équipe ?&lt;/p>
&lt;p>Exemple de cette réinvention dans la continuité, les fameux berlingot pyramidaux, emblèmes de la maison Pic. Pour leur version la plus récente, chef Francesco s’est inspiré des saveurs du Nusantara. Son berlingot “Laksa” à base de crabe, huile de coco, citronnelle, galangal, ail et échalotes, repose sur un coulis composé d’herbes et, une évidence, feuilles de laksa.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-07-pic-berlingots.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Laksa Berlingots&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Cette symbiose de culture et d’attention du détail se retrouve dans le service en salle. C’est une vraie valse de serviettes et d’attentions orchestrée par la cheffe de salle Leila Bernardino et son équipe, le tout dans une des plus belles salles du fameux Raffles Hotel.&lt;/p>
&lt;p>Une étoile pleinement méritée donc. Et qui pourrait en appeler d’autres…&lt;/p>
&lt;h2 id="infos-pratiques">Infos Pratiques&lt;/h2>
&lt;ul>
&lt;li>Pour le menu, &lt;a href="https://www.ladamedepic.com.sg/menu/">cliquez ici&lt;/a>;&lt;/li>
&lt;li>Il est conseillé de réserver pour s’y régaler;&lt;/li>
&lt;li>Dress Code : Casual Chic (évitez shorts et sandales);&lt;/li>
&lt;li>Déjeuner du mercredi au samedi à partir de 12h00;&lt;/li>
&lt;li>Dîner du mardi au samedi à partir de 18h30.&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Bibliothèques de Singapour - NLB</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-nlb-bibliotheques/</link><pubDate>Wed, 13 Jul 2022 12:45:37 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-nlb-bibliotheques/</guid><description>&lt;p>Pour beaucoup, les vacances riment avec lectures. Si vous souhaitez voyager léger, ou visiter de jolis endroits sur Singapour, la National Library Board est à découvrir.&lt;/p>
&lt;p>La National Library Board de Singapour gère les bibliothèques publiques de Singapour. Grace a sa politique de convivialité, centralisation, automatisation et innovation mise en place depuis plusieurs années, elle est devenue une des institutions publiques préférée des résidents de la cité-état. À juste titre vu la qualité de ses bibliothèques et tous les services qu’elle propose à ses membres.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/30-millions-de-titres-via-bibliotheques-342149">30 millions de titres dans votre poche via les bibliothèques de Singapour&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="bibliothèque-et-archives">Bibliothèque et Archives&lt;/h2>
&lt;p>Sir Stamford Raffles évoqua l’idée d’une bibliothèque et d’archives publiques dès les années 1820. Lieu de savoir et d’archivage, cette institution grandit au fil des ans. En 1960, elle devint la National Library of Singapour. Une dizaine de bibliothèques régionales dans les nouvelles “New Town” du HDB furent construites au fil des années, mais le système restait très centralisé. L’arrivée des nouvelles technologies au début des années 90 amena les autorités à réfléchir à la meilleure façon de démocratiser et de moderniser son réseau de bibliothèques.&lt;/p>
&lt;p>Fruit de ces réfections, la National Library Board (NLB) fut inaugurée en 1995 avec pour vocation de rendre l’information et le savoir vivant et accessibles à tous les Singapouriens. La NLB a pour mandat de favoriser l’apprentissage tout au long de la vie, et faire de Singapour une nation dynamique et créative.&lt;/p>
&lt;p>Aujourd’hui, en plus de la Bibliothèque Nationale (National Library) et des archives de Singapour (National Archives of Singapore), la ville compte 28 bibliothèques publiques reparties sur le territoire avec plus de 30 millions de titres et 25,000 programmes / workshops disponibles.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-07-national-library.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Bibliothèque Nationale sur Victoria Street&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="des-lieux-de-vie">Des lieux de vie&lt;/h2>
&lt;p>Les bibliothèques locales regorgent d’options : livres en tout genres, en plusieurs langues, pour tous les ages, magasines locaux et internationaux (The New Yorker, Vogue, Motor Trade,…), accès au JSTOR pour les esprits académiques et médiathèque avec cd et Blu-ray pour ceux qui ont encore des mangeurs de disques.&lt;/p>
&lt;p>La plupart des bibliothèques du réseau ayant été construites en quelques décennies, l’aménagement intérieur et la signalétique sont standardisés, ce qui permet de s’y retrouver facilement. Les librairies accueillent également des événements et workshops divers et variés tout au long de l’année. L’excellente &lt;a href="https://www.nlb.gov.sg/SubscribeToeNewsletter.aspx">newsletter de la NLB&lt;/a> est la meilleure source d’informations sur les workshops et événements à venir.&lt;/p>
&lt;p>Grace a leurs ambiances conviviales et confortables, elles sont un des lieux préférés des étudiants qui bûchent leurs examens, et ceux qui ont besoin d’un moment de repos pendant la sortie shopping familial du week-end.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-07-library-orchard.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Library@Orchard sur Orchard Gateway&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="bibliothèque-numérique">Bibliothèque numérique&lt;/h2>
&lt;p>Si vous préférez les écrans et liseuses électroniques, vous pouvez emprunter des livres, audiolivres, magasines locaux et internationaux, mangas et comics directement en ligne. La LNB offre plusieurs options pour s’adapter au plus de lecteurs possible:&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>&lt;a href="https://mobileapp.nlb.gov.sg/">NLB mobile app&lt;/a>&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://libbyapp.com/library/nlb">Libby&lt;/a>&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://nlb.overdrive.com/">Overdrive&lt;/a>&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;p>De plus, les identifiants LNB donnent accès aux classe de &lt;a href="https://www.udemy.com/">UDemy&lt;/a> et &lt;a href="https://learning.linkedin.com/for-libraries">LinkedIn Learning for Library&lt;/a> gratuitement.&lt;/p>
&lt;p>Bon plan pour ceux qui préfèrent lire sur liseuses électroniques plutôt que iPad, les liseuses Kobo de Rakuten ont la possibilité de se connecter au système overdrive. Ces derniers mois, mes garnements se sont enchaînés DragonBall, Naruto et PawPatrol Adventure Books sans dépenser un cent de leur argent de poche.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-07-bishan-library.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Bibliothèque de Bishan&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="infos-pratiques">Infos Pratiques&lt;/h2>
&lt;p>Le compte NLB est gratuit pour les Singapouriens. De même pour tous les enfants en école locale (gérée par le MOE). L’inscription pour les non Singapouriens est de $10.50. Les étrangers non-résidents permanents doivent cotiser $42.80 par an.&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>Vous pouvez emprunter jusqu’à 32 titres en même temps;&lt;/li>
&lt;li>Les heures d’ouvertures de la plupart des bibliothèques sont de 10 h à 21 h tous les jours non-fériés;&lt;/li>
&lt;li>Vous empruntez et retournez les livres vous-même en borne libre-service ou grâce à un scan via l’application NLB;&lt;/li>
&lt;li>Les retours peuvent se faire dans toutes les bibliothèques de l’île. Vous pouvez donc emprunter un livre à la bibliothèque de Jurong et le retourner à celle d’Orchard;&lt;/li>
&lt;li>La durée d’un emprunt est de 21 jours. Si jamais vous avez besoin de repousser la date de retour de quelques jours, vous pouvez le faire en ligne. En cas d’oublis, les frais sont journaliers et sont de $0.15 par livre/magasine/cd;&lt;/li>
&lt;li>Si vous souhaitez louer un livre / magasine en particulier, il est conseillé de vérifier en ligne sa disponible. S&amp;rsquo;il n’est pas disponible, vous aurez une estimation de la date où il le sera. S&amp;rsquo;il est loin de chez-vous, vous aurez l’option de demander son transfert.&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-07-nlb-bookdrop.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Bookdrop&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="liens-interessants">Liens interessants&lt;/h2>
&lt;ul>
&lt;li>Le &lt;a href="www.nlb.gov.sg">site de la NLB&lt;/a>&lt;/li>
&lt;li>Explications pour s’enregistrer à &lt;a href="https://eresources.nlb.gov.sg/main/Open/FAQ/11">UDemy&lt;/a>&lt;/li>
&lt;li>Explications pour s’enregistrer à &lt;a href="https://eresources.nlb.gov.sg/main/Open/FAQ/6">LinkedIn Learning for Library (ex Lynda)&lt;/a>&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Appel à la Gourmandise</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-appel-gourmandise/</link><pubDate>Fri, 24 Jun 2022 14:22:16 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-appel-gourmandise/</guid><description>&lt;p>Pantun Sayang a un appel à pantouns en cours sur le thème de &lt;a href="http://pantun-sayang-afp.fr/2022/05/appel-a-la-gourmandise/">la gourmandise&lt;/a>.&lt;/p>
&lt;p>Ce thème émoustillant m&amp;rsquo;a inspiré. J&amp;rsquo;ai mis sur le papier quelques lignes que j&amp;rsquo;ai laissé affiner quelques jours.&lt;/p>
&lt;p>Juste le temps pour mon syndrome de l&amp;rsquo;imposteur de se manifester. Je ne sais pas ce que ces deux strophes valent, mais on ne vit qu&amp;rsquo;une fois.&lt;/p>
&lt;h2 id="gourmandise">Gourmandise&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Jaque, durian, carambole&lt;br>
Que choisira le cerf-souris&lt;br>
Bordeaux, Bourgogne, Pomerol&lt;br>
Que choisirons-nous aujourd&amp;rsquo;hui&lt;/p>
&lt;p>Que choisira le cerf-souris&lt;br>
Tout, tant que ça reste digeste&lt;br>
Que choisirons-nous aujourd&amp;rsquo;hui&lt;br>
Choisir, c’est se priver du reste&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;p>&lt;em>À noter que le dernier vers est une citation de André Gide.&lt;/em>&lt;/p></description></item><item><title>Il était une fois, le HDB</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-il-etait-une-fois-le-hdb/</link><pubDate>Wed, 08 Jun 2022 10:40:38 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-il-etait-une-fois-le-hdb/</guid><description>&lt;p>Malgré sa forte densité et son coût de la vie élevé, l’accès à la propriété reste atteignable pour la majorité des Singapouriens. En effet, 88 % des citoyens de la cité-état sont propriétaires de leurs logements. Cela n’aurait pas été possible sans l’action décisive du Housing Development Board (HDB).&lt;/p>
&lt;p>Responsable de l’administration des logements sociaux à Singapour depuis 1960, cette institution a joué un rôle essentiel pour loger et donner un socle commun à la société singapourienne.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/il-etait-une-fois-le-hdb-339553">Il était une fois, le HDB&amp;hellip;&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="situation-avant-le-hdb">Situation avant le HDB&lt;/h2>
&lt;p>Après la deuxième guerre mondiale et la longue occupation japonaise, la ville connaît une croissance économique forte et une immigration importante.&lt;/p>
&lt;p>Malgré les efforts du &lt;em>Singapore Improvement Trust&lt;/em> de 1927 à 1959, un rapport de 1947 du comité britannique pour le logement notait que Singapour était par endroits un des « pires bidonvilles de la planète - une honte pour la société civilisée ».&lt;/p>
&lt;p>L’île était émaillée d’échoppes glauques en centre-ville, de bidonvilles surpeuplés en péri-urbain, et de Kampungs, villages traditionnels malais peu développés, dans le rural. L’eau courante était un luxe.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-05-water-geylang-serai.jpeg"
alt="© National Archives of Singapore">&lt;figcaption>
&lt;h4>Nouveau point d’eau installé dans le village de Geylang Serai en 1960&lt;/h4>&lt;p>© National Archives of Singapore&lt;/p>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Tant et si bien que l’accès à des logements décents fut une des préoccupations principales des Singapouriens leur indépendance acquise. Peu après sa première élection élection en 1959, Lee Kuan Yew demanda à Lim Kim San de créer le Housing Development Board avec pour but de construire de nombreux logements publics de qualité à bas coûts.&lt;/p>
&lt;h2 id="des-débuts-pragmatiques">Des débuts pragmatiques&lt;/h2>
&lt;p>Vu les besoins prégnants, Lim Kim San décida de ne pas perdre de temps en phase de planification. Il fit construire tout de suite des habitations modestes et sobres dans de grandes barres d’immeubles de style brutaliste pour loger le plus de monde le plus vite possible. Il réussit son pari et construit 54,430 logements en 5 ans.&lt;/p>
&lt;p>Si ces changements d’environnement n’ont pas été sans douleurs pour certains, notamment ceux qui vivaient dans les Kampungs, l’incendie de Bukit Ho Swee en 1961 et le rapide relogement des sinistrés, suivi de la reconstruction rapide de bâtiments fonctionnels sur le lieu du sinistre, a convaincu la population des bénéfices de cette approche pragmatique.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-05-bukit-ho-swee-1964.jpeg"
alt="© National Archives of Singapore">&lt;figcaption>
&lt;h4>Bukit Ho Swee (1964)&lt;/h4>&lt;p>© National Archives of Singapore&lt;/p>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Le HDB mit à profit ces premiers succès pour formaliser les grandes orientations qui définiront l’administration par la suite : des habitats à forte densité, de qualité, avec un bail de 99 ans, construits en hauteur, par des sociétés privées, et qui s’intègrent dans une planification soigneuse de la ville.&lt;/p>
&lt;p>Point essentiel à ce projet de société, transformer Singapour en une île de propriétaires. En effet, Lee Kuan Yew veut ancrer la population hétéroclite de l’île dans le béton de leur maison. Il espère ainsi créer un socle patriotique sur lequel construire le développement de la nation et sa cohésion sociale.&lt;/p>
&lt;p>Les résultats ne se font pas attendre. En une décennie à peine, les premières “New Town” de Queenstown et Toa Payoh ont vu le jour. Plus de la moitié de la population de l’île vit dans des logements sobres construits par le HDB.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-05-toa-payoh-1967.jpeg"
alt="© National Archives of Singapore">&lt;figcaption>
&lt;h4>Toa Payoh (1967)&lt;/h4>&lt;p>© National Archives of Singapore&lt;/p>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="un-axe-de-politique-sociale">Un axe de politique sociale&lt;/h2>
&lt;p>Dans les années 70-80, le gouvernement met à profit les succès du HDB pour mettre en œuvre la politique sociale de Singapour. Le lien inter-ethnique et générationnel est une de ses priorités.&lt;/p>
&lt;p>À partir de 1968, les citoyens peuvent utiliser leur épargne obligatoire (CPF) pour accéder à la propriété. Le CPF devient dès lors la clé de voûte du système social de la cité-état. Pour plus d’infos sur le CPF, (re)lisez l’article de Jean-Michel Bardin: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/systeme-protection-sociale-336898">connaissez-vous le système de protection sociale de Singapour&lt;/a> ?&lt;/p>
&lt;p>En prime, les primo-accédants bénéficient d’aides nombreuses de l’état pour financer leur premier logement. Le HDB offre aussi des prêts immobiliers pour les ménages les plus modestes, avec taux raisonnables et des conditions d’impayés bien plus généreuses que celles des banques.&lt;/p>
&lt;p>Afin de favoriser l’intégration raciale et d’éviter la formation de ghettos, des quotas ethniques par immeuble et par quartier sont imposés à partir de 1980.&lt;/p>
&lt;p>Plus récemment, pour faciliter le rapprochement familial, les candidats postulant pour des logements près de leurs parents âgés sont favorisés lors de la loterie attribuant les nouveaux HDB et bénéficient d’une aide du gouvernement pour leur achat.&lt;/p>
&lt;p>Pour créer du lien, les void decks, rez-de-chaussée couverts, servent de lieu de vie qui accueillent les activités communales. On s’y retrouve aussi bien pour le QiQong matinal, jouer aux échecs chinois ou pour la veillée funèbre d’un uncle voisin. Juste à côté, les jeunes enfants peuvent se défouler sur un des nombreux terrains de jeu qui parsèment le développement, et leurs parents échanger dans un food court de quelques étales autour d’un kopi-O ou d’une Tiger.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-05-art-vivre-hdb.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>De l’art de vivre en HDB&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;h2 id="les-hdb-aujourdhui">Les HDB aujourd’hui&lt;/h2>
&lt;p>Les HDB continuent d’évoluer avec l’enrichissement de la société singapourienne. Les anciens immeubles sont mis à jour avec des ascenseurs, des rafraîchissements de façade fréquents, et un entretien de constant des jardins et sols. Les nouvelles constructions montent en standing. Les développements se font durables et écologiques. Les architectes intègrent les bâtiments dans leur environnement pour économiser eau, énergie et les rendre plus aérés et attractifs.&lt;/p>
&lt;p>L’exemple le plus connu de tous ces efforts est le Pinnacle@Duxton, à la fois merveille architecturale dont les plateformes dominent la ville et symbole de la politique de logement du gouvernement singapourien. Pour plus d’infos sur cette réussite très Singapourienne (re)lisez l’article de Clémentine de Beaupuy: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/architecture-singapour-pinnacleduxton-logement-social-dexception-231413">Pinnacle@DUXTON, logement social d’exception&lt;/a>.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-05-pinnacle.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>Le Pinnacle@DUXTON&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Ce projet a été le premier à voir le prix d’un de ses appartements dépasser le million de SGD à la revente. Ce qui a fait couler beaucoup d’encre. Bien que ces transactions dépassant le million soient devenues plus courantes, la polémique demeure. Tant et si bien que le HDB a récemment revu ses règles de revente pour ses projets phares en centre-ville.&lt;/p>
&lt;p>Malgré ces controverses sur le coût de revente des HDB, ou le manque relatifs de nouveaux biens disponibles post-covid, le HDB fait partie des réussites dont le gouvernement est le plus fier. Aujourd’hui, 80 % de la population de la cité-état vit dans un logement HDB et 88 % de Singapouriens sont propriétaires de leurs logements.&lt;/p>
&lt;p>Le passage par le siège du HDB à Toa Payoh pour y découvrir les nouveaux projets, visiter les appartements témoins, ou récupérer les clés de son nouveau logis reste un rite de passage important pour beaucoup de Singapouriens.&lt;/p>
&lt;figure>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-05-hdb-hub.jpeg">&lt;figcaption>
&lt;h4>HDB Hub Toa Payoh&lt;/h4>
&lt;/figcaption>
&lt;/figure>
&lt;p>Pour en savoir plus:&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>&lt;a href="https://www.hdb.gov.sg/cs/infoweb/about-us/our-role/livingspace">LivingSpace&lt;/a> @ HDB Toa Payoh pour tout ce qui est HDB.&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="https://www.ura.gov.sg/Corporate/Singapore-City-Gallery">Singapore City Gallery @ URA&lt;/a> pour les plans de développement passés et futurs de la ville.&lt;/li>
&lt;li>&lt;a href="http://www.pinnacleduxton.com.sg/index.html">The Pinnacle @ Duxton&lt;/a> pour découvrir le 50e étage et sa vue magnifique.&lt;/li>
&lt;/ul></description></item><item><title>Poussins Pinnacle</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-poussins-pinnacle/</link><pubDate>Wed, 25 May 2022 10:16:14 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-poussins-pinnacle/</guid><description>&lt;p>Singapour, cité-jardin. Je m&amp;rsquo;émerveille de cette remarquable réussite tous les matins en croisant la jeune famille de gallinacée sur la route menant a notre station de MRT. Un des petits plaisirs de la vie en HDB.&lt;/p>
&lt;h2 id="les-poussins-du-pinnacle">Les Poussins du Pinnacle&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Les cinq poussins suivent leur mère pas à pas&lt;br>
Ils grattent, picorent et piaillent en chœur&lt;br>
Le chemin de l’école passe par le bas&lt;br>
de la tour 1A du Pinnacle@Duxton et ses sœurs&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Élections Présidentielles</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-elections-primaires-2022/</link><pubDate>Tue, 12 Apr 2022 11:51:58 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-elections-primaires-2022/</guid><description>&lt;p>Le premier tour de l&amp;rsquo;élection présidentielle était dimanche dernier. Morphée m&amp;rsquo;ayant fait faux bond, et le ciel étant dégagé, j&amp;rsquo;en ai profité pour faire l&amp;rsquo;ouverture des bureaux de vote. Travailler sur ce pantoun m&amp;rsquo;a permis de passer le temps agréablement.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>OUPS- Je pense avoir fait une erreur dans celui-ci&lt;/em>&lt;sup id="fnref:1">&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref">1&lt;/a>&lt;/sup>.&lt;/p>
&lt;h2 id="élections-présidentielles">Élections Présidentielles&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Les gallinacées du botanique s&amp;rsquo;ébrouent.&lt;br>
La fraîcheur humide du matin les réveille.&lt;br>
Les Français se retrouvent devant les verrous&lt;br>
de l&amp;rsquo;ambassade, que le personnel surveille.&lt;/p>
&lt;p>Un grand coq observe avec tant de nonchalance&lt;br>
la file qui l&amp;rsquo;entoure, qu&amp;rsquo;il oublie de chanter.&lt;br>
À Cluny Road, l’isoloir et son silence&lt;br>
salue les votes des Français de l&amp;rsquo;étranger.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes">
&lt;hr>
&lt;ol>
&lt;li id="fn:1">
&lt;p>&lt;em>Après quelques recherches de plus sur les pantouns à plusieurs strophes, la deuxième syllabe de la première strophe doit se retrouver la première de la strophe suivante et la quatrième en troisième position. Ainsi de suite jusqu’à la fin du pantoun.Le pantoun se retrouve donc avec une suite de strophes en format ABCD BEDF EGFH GIHJ &amp;hellip;Un (grand) pas de plus dans mon apprentissage du pantoun!&lt;/em>&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink">&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a>&lt;/p>
&lt;/li>
&lt;/ol>
&lt;/div></description></item><item><title>L'école primaire locale à Singapour</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-ecoles-locales/</link><pubDate>Thu, 07 Apr 2022 21:01:45 +0800</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-ecoles-locales/</guid><description>&lt;p>La question de la scolarisation des enfants est un sujet qui préoccupe tous les parents. D&amp;rsquo;autant plus quand ils sont expatriés. Si le choix de l&amp;rsquo;IFS est une évidence pour beaucoup de francophones, l&amp;rsquo;école locale peut être une alternative intéressante pour ceux qui ont des enfants jeunes et veulent rester dans la Little red dot quelques années.&lt;/p>
&lt;p>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-04-local-school-sg-1.jpeg" alt="Guangyang moto">&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/la-primaire-en-ecole-locale-singapour-335470">La Primaire en école locale à Singapour&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="lécole-locale-une-option-viable-">L&amp;rsquo;école locale, une option viable ?&lt;/h2>
&lt;p>L&amp;rsquo;éducation locale a quelques atouts non-négligeables :&lt;/p>
&lt;ol>
&lt;li>Singapour est reconnu mondialement pour son système éducatif performant. La cité-état se retrouve souvent dans le trio de tête du &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_international_pour_le_suivi_des_acquis_des_%C3%A9l%C3%A8ves#Classement_PISA_2018">classement PISA&lt;/a> et sa méthode d&amp;rsquo;apprentissage des sciences dures en primaire est une référence: &lt;a href="https://timss2019.org/reports/">Countries&amp;rsquo; Mathematics &amp;amp; Science Achievement&lt;/a>.&lt;/li>
&lt;li>Les coûts de scolarité sont plus faibles que ceux des écoles internationales. En 2022, le coût par mois et par enfant est de :
&lt;ul>
&lt;li>Citoyens Singapouriens : entre $6.50 et $13 par mois&lt;/li>
&lt;li>Résidents Permanents : entre $230 et $268 par mois&lt;/li>
&lt;li>Étudiants originaires de l&amp;rsquo;ASEAN : entre $490 et $528 par mois&lt;/li>
&lt;li>Étudiants internationaux : entre $825 et $888 par mois.&lt;/li>
&lt;li>Le gouvernement a un site pour évaluer les coûts de scolarité très bien fait : &lt;a href="https://www.moe.gov.sg/financial-matters/fees">Check your child&amp;rsquo;s school fees&lt;/a>.&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;/li>
&lt;li>Les enfant sont complètement immergés dans la culture et dans le rythme de vie de son nouveau pays. En prime, ils ont l&amp;rsquo;option d&amp;rsquo;apprendre une langue maternelle locale pour commander leurs plats préférés au kopitiam du coin.&lt;/li>
&lt;/ol>
&lt;h2 id="qui-peut-y-rentrer-">Qui peut y rentrer ?&lt;/h2>
&lt;p>Le système de choix des écoles se fait par tirage au sort suivant un système d&amp;rsquo;évaluation à trois niveaux. Les demandes d&amp;rsquo;inscriptions se font début juin.&lt;/p>
&lt;p>L&amp;rsquo;éducation étant obligatoire pour tous les Singapouriens au niveau du primaire, la priorité leur est naturellement accordée, avec une préférence pour les enfants vivant près de l&amp;rsquo;école. Les enfants Résidents Permanents suivent, avec une assurance d&amp;rsquo;avoir une place, mais un choix plus tard qui limite le nombre d&amp;rsquo;écoles ayant encore des places de libre. Enfin, les expatriés peuvent faire une demande en fin d&amp;rsquo;évaluation, sans assurance d&amp;rsquo;obtenir une place.&lt;/p>
&lt;p>Dans une bonne année, la moitié des enfants internationaux qui font une demande d’inscription en P1 obtiennent une place. Pour les années avec plus d&amp;rsquo;enfants locaux (ceux nés une année du Dragon par exemples), ce ratio peut descendre jusqu&amp;rsquo;à un sur trois.&lt;/p>
&lt;p>Il est important de noter que si votre enfant n&amp;rsquo;est pas Singapourien ou PR, vous ne pouvez pas choisir dans quelle école postuler. Le gouvernement choisira pour vous. Si vous êtes chanceux par deux fois, l&amp;rsquo;école sera près de votre lieu d&amp;rsquo;habituation. Si êtes juste assez chanceux pour obtenir une place mais pas suffisamment pour que votre école soit proche de chez vous, le trajet scolaire peut se faire long et être trop loin pour le bus scolaire organisé par l&amp;rsquo;école.&lt;/p>
&lt;p>Pour les enfants postulant pour une place en P2 et après, il faut passer un examen  AEIS et espérer qu&amp;rsquo;une place soit libre. La date limite pour les inscriptions en 2023 est début Juillet.&lt;/p>
&lt;p>Tous les détails sur les critères de sélection et admissions en primaire pour les étudiants internationaux, sont trouvables sur l&amp;rsquo;excellent site du Ministry of Education: &lt;a href="https://www.moe.gov.sg/international-students/admission">Admissions process for international students&lt;/a>.&lt;/p>
&lt;h2 id="quel-curriculum">Quel Curriculum&lt;/h2>
&lt;p>La primaire Singapourienne dure six ans. Le cursus commun est en anglais. Parfait pour faciliter l&amp;rsquo;intégration des élèves parlant bien la langue de Hugh Grant. Par contre, attendez-vous à ce que leur accent soit plus Singlish que Etonian.&lt;/p>
&lt;p>Les principales disciplines enseignées dès le P1 sont l&amp;rsquo;anglais, la langue maternelle (MTL), et les mathématiques. Les enfants reçoivent aussi des cours d&amp;rsquo;humanisme avec des leçons de musique, d’activités artistiques, d&amp;rsquo;observation de la nature, et des cours de citoyenneté.&lt;/p>
&lt;p>À partir du P3, les sciences deviennent une matière à par, avec pour objectif principal de susciter la curiosité. De plus, les enfants peuvent choisir de rejoindre des activités extra-scolaires (CCA). Les CCA sont organisées par l&amp;rsquo;école, souvent gratuites, et la plupart du temps en après-midi. Elles vont des classiques footballs et violons, au Tchoukball, Sepak takraw et Scouts.&lt;/p>
&lt;p>À partir du P5, les élèves se préparent pour le fameux PSLE (Primary School Leaving Examination), qui va déterminer le choix d&amp;rsquo;école secondaire. Le programme est très dense et introduit de nombreux concepts. Cela permet aux écoles et aux élèves de se concentrer sur la préparation au PSLE en P6 avec beaucoup de révisions. Vu l&amp;rsquo;importance de cet examen dans le système local, le MOE accepte très rarement de nouveaux élèves en P5 et presque jamais en P6.&lt;/p>
&lt;table>
&lt;thead>
&lt;tr>
&lt;th>FRA&lt;/th>
&lt;th>SGP&lt;/th>
&lt;th>Notable&lt;/th>
&lt;/tr>
&lt;/thead>
&lt;tbody>
&lt;tr>
&lt;td>CP&lt;/td>
&lt;td>P1&lt;/td>
&lt;td>Anglais, MTL, Math, Arts, Sports, citoyenneté&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>CE1&lt;/td>
&lt;td>P2&lt;/td>
&lt;td>''&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>CE2&lt;/td>
&lt;td>P3&lt;/td>
&lt;td>Ajouts des Sciences et Activités extra-scolaires&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>CM1&lt;/td>
&lt;td>P4&lt;/td>
&lt;td>''&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>CM2&lt;/td>
&lt;td>P5&lt;/td>
&lt;td>Chaque activités se subdivise par groupes de niveaux&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;tr>
&lt;td>6e&lt;/td>
&lt;td>P6&lt;/td>
&lt;td>Examen du PSLE&lt;/td>
&lt;/tr>
&lt;/tbody>
&lt;/table>
&lt;h2 id="la-langue-maternelle">La langue maternelle&lt;/h2>
&lt;p>Les trois langues maternelles enseignées à Singapour sont le malais, le mandarin et le tamoul, comme très bien expliqué par Karine Lespinasse dans son article &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/quelles-langues-les-singapouriens-parlent-ils-lecole-272936">Quelles langues les Singapouriens parlent-ils à l’école&lt;/a> ?&lt;/p>
&lt;p>&lt;img src="https://jduquesne.com/images/2022-04-local-school-sg-2.jpeg" alt="FPPS CNY">&lt;/p>
&lt;p>Si vous souhaitez que votre enfant apprenne une langue locale, il est préférable qu&amp;rsquo;il en ai des notions. Pour les petites sections, les professeurs prennent le temps de mettre à niveau les élèves dont les parents ne parlent pas la MTL choisie. À partir du P3, la séparation en groupe de niveau commence, au sein de la même classe. Cette séparation s’accentue en P5 avec l’introduction de classes dites “fondation” pour offrir un cursus moins dense et plus accès oral pour les élèves qui en ont besoin.&lt;/p>
&lt;p>Il est possible de demander une exemption pour étudier une langue non-officielle telle que le français, l&amp;rsquo;allemand ou le japonais « comme langue maternelle ». Libre à vous de lui donner des cours ou de lui payer des leçons à l&amp;rsquo;Alliance Française.&lt;/p>
&lt;p>Il faut savoir cependant que seules les MTL de Singapour sont notées avec un barème complet pour le PSLE. Le choix d’opter pour une MTL locale ou une exemption n’est donc pas anodin si vous et votre enfant souhaitez continuer dans le système local pour son secondaire.&lt;/p>
&lt;h2 id="quel-rythme-scolaire-">Quel rythme scolaire ?&lt;/h2>
&lt;p>L&amp;rsquo;année scolaire démarre début janvier et se termine vers la mi-novembre. L&amp;rsquo;année se répartit en deux semestres, avec un mois de vacance en juin. Les enfants ont aussi une semaine de vacances au milieu de chaque semestre, en mars et en septembre.&lt;/p>
&lt;p>La journée commence vers 7:30 par un moment de lecture silencieuse dans le hall pour tout le monde, avant d&amp;rsquo;écouter le Majulah Singapura et prêter allégeance au drapeau. Les classes se dirigent ensuite vers leur salles respectives.&lt;/p>
&lt;p>Vers 10 h, les enfants ont une pause “brunch”, suivi d’une période de récrée d’une quinzaine de minutes. Chaque école a son mini food court ou les enfants peuvent acheter leur repas si vous ne leur en avez pas préparé un. La journée se termine vers 13 h. Les CCA ont lieu après.&lt;/p>
&lt;p>Une vidéo du MOE sur le déroulement d’une journée en P4:&lt;/p>
&lt;div style="position: relative; padding-bottom: 56.25%; height: 0; overflow: hidden;">
&lt;iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share; fullscreen" loading="eager" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" src="https://www.youtube.com/embed/xjM7JS525tQ?autoplay=0&amp;amp;controls=1&amp;amp;end=0&amp;amp;loop=0&amp;amp;mute=0&amp;amp;start=0" style="position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%; border:0;" title="YouTube video">&lt;/iframe>
&lt;/div>
&lt;h2 id="qualité-de-vie--kiasu-much">Qualité de vie ? Kiasu much?&lt;/h2>
&lt;p>Un des avantages du système de choix des écoles lors de l&amp;rsquo;entrée en primaire est que les enfants résidents permanents et internationaux se retrouvent dans des écoles dites “de quartier” moins prisées. Cela permet d&amp;rsquo;éviter les institutions réputées ou les parents poussent leur progéniture à performer dès leur entrée en P1 à coups de cours de soutien et “d’enrichement personnel”.&lt;/p>
&lt;p>Les programmes sont les mêmes, les livres sont les mêmes, les professeurs ont les mêmes qualifications et le MOE choisit leur affectation. La qualité de l&amp;rsquo;enseignement est donc le même et beaucoup d&amp;rsquo;efforts ont été faits ces dernières années pour offrir une éducation plus holistique.&lt;/p>
&lt;p>À noter toutefois quelques points qui peuvent en rebuter certains :&lt;/p>
&lt;ul>
&lt;li>Les classes sont de 30 à 40 élèves pour un professeur et un assistant.&lt;/li>
&lt;li>La question de l’uniforme est prise très au sérieux, pour les filles comme pour les garçons. L&amp;rsquo;uniforme doit être réglementaire jusqu&amp;rsquo;à la couleur des semelles de chaussures. De même pour les coupes de cheveux : pas de cheveux longs pour les garçons, ou de barrettes bariolées pour les cheveux des filles.&lt;/li>
&lt;li>Si elle se fait de plus en plus rare, la punition corporelle est encore une possibilité pour les infractions très sérieuses.&lt;/li>
&lt;li>La vaccination est obligatoire. Si votre enfant n&amp;rsquo;est pas vacciné contre la rougeole et la diphtérie, il le sera d&amp;rsquo;office dès que l&amp;rsquo;école s&amp;rsquo;en sera rendu compte, sans vous en demander permission.&lt;/li>
&lt;/ul>
&lt;h2 id="en-conclusion">En conclusion&lt;/h2>
&lt;p>Si l’école locale n’est pas recommandée pour les expatriés qui transitent par Singapour, elle peut être une option interessantes pour ceux qui veulent se poser plus longtemps dans la cité-état. Surtout que les écoles “de quartier&amp;quot; qui ont de la place pour les étudiants internationaux se retrouvent avec des classes plus multi-culturelles et moins de parents hélicoptères ou tigre.&lt;/p>
&lt;p>Cela rend les journées d’harmonies raciales organisées par les écoles, ou les enfants peuvent venir en habits traditionnels et partager sur leurs us et coutumes, plus diverses et internationales. Même dans ses écoles locales, Singapour est très international et ouvert sur le monde.&lt;/p>
&lt;p>Pour le plus grand plaisir de nos garnements qui vont à l&amp;rsquo;école le pas léger, impatients d&amp;rsquo;y retrouver leurs copains et professeurs.&lt;/p></description></item><item><title>Éphémère - révisé</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-ephemere-revise/</link><pubDate>Wed, 30 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-ephemere-revise/</guid><description>&lt;p>Je disais dans ma première note sur mon essai de pantoun qu’il mériterait d’être relu. Après l’avoir soumis à pantun sayang pour le Printemps des poètes, Georges Voisset lui-même m’a fait ce plaisir.&lt;/p>
&lt;p>Mr Voisset m’a aussi éclairé sur ce qui est pour lui la règle absolue que tout bon pantoun doit suivre : &lt;strong>les deux moitiés doivent être totalement indépendantes&lt;/strong>. Il m’a donc invité à remplacer deux adjectifs de mon premier jet pour que mon pantoun en soit vraiment un.&lt;/p>
&lt;p>Voici donc mon pantoun révisé et amélioré :&lt;/p>
&lt;h2 id="éphémère">Éphémère&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Un ballon s&amp;rsquo;envole, des enfants fascinés&lt;br>
Le regardent, virevoltant vers les sommets&lt;br>
Un ballon s&amp;rsquo;envole, des parents enchantés&lt;br>
Le regardent, se remémorant leur passé&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;p>Merci Mr. Voisset et &lt;a href="http://pantun-sayang-afp.fr/">Pantun Sayang&lt;/a>.&lt;/p></description></item><item><title>Ray Bradburry challenge</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-bradbury-inspiration/</link><pubDate>Sat, 26 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-bradbury-inspiration/</guid><description>&lt;p>Flâner sur HackerNews est parfois productif. En suivant un lien sur une discussion sur l’intelligence des corbeaux, je suis tombé sur la citation suivante.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>The best hygiene for beginning writers or intermediate writers is to write a hell of a lot of short stories. If you can write one short story a week—it doesn’t matter what the quality is to start, but at least you’re practicing, and at the end of the year you have 52 short stories, and I defy you to write 52 bad ones. Can’t be done. At the end of 30 weeks or 40 weeks or at the end of the year, all of a sudden a story will come that’s just wonderful.&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Ray Bradbury&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;p>Je ne me suis pas encore décidé à relever le défi posé par Ray Bradbury, mais j’avoue que l’idée me trotte sérieusement dans la tête. Je me donne le week-end pour laisser mûrir la dite idée. Verdict en début de semaine prochaine.&lt;/p></description></item><item><title>Éphémère</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-ephemere/</link><pubDate>Thu, 24 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-ephemere/</guid><description>&lt;p>Un pantoun sur le thème de l’éphémère pour du Printemps des Poètes.
Il mériterait une relecture avant de l&amp;rsquo;envoyer à Pantun Sayang&amp;hellip;&lt;/p>
&lt;h2 id="éphémère">Éphémère&lt;/h2>
&lt;blockquote>
&lt;p>Un ballon s&amp;rsquo;envole, les enfants fascinés&lt;br>
Le regardent, virevoltant vers les sommets&lt;br>
Un ballon s&amp;rsquo;envole, leurs parents enchantés&lt;br>
Les regardent, se remémorant leur passé&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Jacques Duquesne&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote></description></item><item><title>Le Pantoun, quatrains imagés et énigmatiques</title><link>https://jduquesne.com/post/2022-le-pantoun/</link><pubDate>Tue, 22 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate><author>jduquesne@fastmail.com (Jacques Duquesne)</author><guid>https://jduquesne.com/post/2022-le-pantoun/</guid><description>&lt;p>Moins connu que son cousin japonais le haïku, le pantoun appartient à la même famille des petits poèmes créés pour partager jolies images et belles pensées.&lt;/p>
&lt;p>Il fait partie du patrimoine des pays du Nusantara (Malaisie, Singapore, Indonésie, Thaïlande du Sud et Brunei). À ce titre, il a été reconnu comme Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2018 pour sa forme musicale, le &lt;a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-dondang-sayang-01410">Dondang Sayang&lt;/a>, et en 2020 pour sa forme poétique, &lt;a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-pantun-01613">le pantun&lt;/a>.&lt;/p>
&lt;p>&lt;em>Article publié dans le Petit Journal de Singapour, Kuala Lumpur et Jakarta: &lt;a href="https://lepetitjournal.com/singapour/le-pantoun-quatrains-images-et-enigmatiques-334595">Le Pantoun, quatrains imagés et énigmatiques&lt;/a>.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;h2 id="quest-ce-quun-pantoun">Qu&amp;rsquo;est-ce qu&amp;rsquo;un Pantoun&lt;/h2>
&lt;p>Le pantoun est une forme de poésie populaire de l’archipel malayophone. D&amp;rsquo;origine orale, il s&amp;rsquo;est codifié au fil des siècles pour arriver à sa forme actuelle vers le XVe. De ses provenances, il a gardé une simplicité et une répétitivité qui cachent ses subtilités.&lt;/p>
&lt;p>Sa forme de base est un quatrain à rimes entrecroisées, ab-ab. Les deux premiers vers servent d&amp;rsquo;exposition, le &lt;em>pembayang&lt;/em> - ombre portée en malais. Les suivants révèlent le sens du poème, le &lt;em>maksud&lt;/em> - sens en malais; l&amp;rsquo;imagerie du pantoun s&amp;rsquo;arrête parfois à la traduction de sa forme…&lt;/p>
&lt;p>Plus que ces spécificités techniques, un pantoun se doit d&amp;rsquo;être imagé et demande aux vers de chaque strophe de prendre vie dans la strophe suivante. L&amp;rsquo;analogie ainsi créée fait le lien entre le &lt;em>pembayang&lt;/em> et le &lt;em>maksud&lt;/em>.&lt;/p>
&lt;p>Pour illustrer certaines de ces spécificités, le pantoun suivant ouvre le premier chapitre de &lt;strong>Malaisie&lt;/strong> de Henri Fauconnier, prix Goncourt 1930.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>&lt;em>Jikalau tidak karna bintang&lt;br>
Masakan bulan terbit tinggi&lt;br>
Jikalau tidak karna abang&lt;br>
Masakan datang adek ke-mari&lt;/em>&lt;/p>
&lt;p>Si ce n’était pour les étoiles&lt;br>
la lune monterait-elle ainsi&lt;br>
Et si ce n’était pas pour toi&lt;br>
serais-je venue jusqu’ici ?&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Henri Fauconnier&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;h2 id="le-pantoun-aujourdhui">Le Pantoun aujourd&amp;rsquo;hui&lt;/h2>
&lt;p>De nos jours, il s’entend surtout lors de cérémonies traditionnelles Malaises. Par exemple, certains mariages donnent encore lieu à des batailles de Pantoun entre le futur marié et sa belle-famille. Le soupirant devant prouver son amour en laissant les muses le porter vers sa dulcinée.&lt;/p>
&lt;p>Il existe aussi des événements le promouvant, comme le Carnival du Pantoun (&lt;em>Pesta Pantun&lt;/em>) organisé par la Malay Language Student Society de National University of Singapore (PBMUKS) pour les élèves du secondaire.&lt;/p>
&lt;p>Enfin, certains refrains de musique et chansons de réclame Malaises résonnent comme des Pantouns. Son coté imagé, rythmé et répétitif s’y prêtant fort bien. Qui n’a pas eu en tête le slogan de Ricorée, “L’ami du petit-déjeuner”, qui aurait facilement pu être un Pantoun.&lt;/p>
&lt;h2 id="le-pantoun-en-français-">Le Pantoun en français ?&lt;/h2>
&lt;p>Sil a fait une apparition en France fin XVIIIe avec une traduction d&amp;rsquo;un livre anglais sur Sumatra, c&amp;rsquo;est Victor Hugo qui l&amp;rsquo;a fait connaître avec son recueil de poèmes Les Orientales paru en 1829. On doit d&amp;rsquo;ailleurs l&amp;rsquo;orthographe fautive « pantoum » à une coquille de son éditeur.&lt;/p>
&lt;p>Par la suite, plusieurs écrivains se sont essayés au genre, mais ils ont souvent pris quelques libertés avec sa forme traditionnelle, décrite par le théoricien français du genre, Théodore de Banville. Cela a donné naissance à un nouveau genre poétique, qui a officialisé l’appellation pantoum. Ses plus célèbres représentants sont Gautier, Baudelaire et Verlaine.&lt;/p>
&lt;p>Plus récemment, deux Français ont aidé à redéfinir le genre pantoun en France avec de nombreuses traductions plus fidèles. &lt;a href="https://www.m-e-l.fr/,ec,491">François-René Daillie&lt;/a> a été conseiller culturel, traducteur et écrivain. Il travaillera en Malaisie par deux fois et a écrit une étude sur les pantoun malais en 1988. &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Voisset">Georges Voisset&lt;/a> a été jeune lecteur de français à l’Université de Singapour, et a été le premier à écrire une histoire détaillée du genre pantoun en 1997.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>&lt;em>Limau purut limau lelang,&lt;br>
Masak di tepi Pengkalan Rama;&lt;br>
Harimau mati tinggalkan belang,&lt;br>
Orang mati tinggalkan nama.&lt;/em>&lt;/p>
&lt;p>Citrons sauvages citrons verts&lt;br>
Mûris aux bords du port Rama&lt;br>
Le tigre meurt les rayures restent&lt;br>
L’homme mort le nom restera&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Georges Voisset&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;p>Dans leur sillage, l&amp;rsquo;association des Amis Francophones du Pantoun, &lt;a href="http://pantun-sayang-afp.fr/">Pantun Sayang&lt;/a>, a été créée en 2012 pour être un lieu de rencontre entre les amateurs francophone de pantoun dans le monde, et promouvoir la connaissance de ce genre poétique et sa créativité.&lt;/p>
&lt;p>Si vous en parcourez les éditions passées, vous y trouverez ce pantoun écrit par Catherine Delmas Lett, qui a vécu six ans dans l&amp;rsquo;état berceau de la culture Malaise, le Terengganu.&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>&lt;em>atau yang lain bayang-bayang&amp;hellip;&lt;br>
tukang warna&amp;hellip;&lt;br>
Pelukis penyair&amp;hellip;&lt;br>
adalah…&lt;/em>&lt;/p>
&lt;p>Artistes de l’ombre&lt;br>
Artisans des couleurs&lt;br>
Peintres et poètes&lt;br>
Tous le sont&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Catherine Delmas Lett&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;p>Enfin, pour le plaisir, un pantoun créé spécialement pour le Petit Journal de Singapour:&lt;/p>
&lt;blockquote>
&lt;p>Dans l’azur vole le vautour&lt;br>
Dans les bambous se cache le râle&lt;br>
De Mexico à Singapour&lt;br>
Qui ne lit &lt;em>Le Petit Journal&lt;/em>&lt;/p>
&lt;p>— &lt;em>Serge Jardin&lt;/em>&lt;/p>&lt;/blockquote>
&lt;hr>
&lt;p>* &lt;em>Merci à &lt;a href="https://lettresdemalaisie.com/tag/serge-jardin/">Serge Jardin&lt;/a>, passeur de mémoire et auteur de plusieurs livres sur Malacca et la Malaisie, et &lt;a href="https://catherine-delmaslett.com/">Catherine Delmas Lett&lt;/a>, artiste et auteur du livre &amp;ldquo;Au pays des Pantouns”, pour leurs éclairages et corrections.&lt;/em>&lt;/p></description></item></channel></rss>